Selon l’Office national des Forêts, le massif héberge 6 600 espèces animales, dont 60 mammifères, 200 oiseaux et 5 600 insectes. Déterminer combien ont été piégés par le feu prendra des mois, voire des années. Si cerfs, sangliers ou chevreuils ont pu s’enfuir, l’inquiétude porte sur la petite faune (reptiles, amphibiens, insectes).
Un cerf élaphe à Fontainebleau, en 2022. ELIAS NEIL BENLEULMI/SIPA
A Fontainebleau, il y a le sol recouvert d’un tapis épais de cendres, les troncs des arbres noircis par le feu et le fond de l’air qui pique le nez. Mais lorsque l’on arrive à la réserve biologique de la Haute-Borne, dans le massif des Trois Pignons, tout près de là où est parti l’un des deux incendies qui ont ravagé plus de 2 000 hectares de la forêt d’Île-de-France, c’est le silence qui frappe. Le chant des oiseaux n’est plus ici qu’un lointain souvenir.
Il y a quelques jours encore, l’endroit était pourtant foisonnant de vie et de biodiversité. Gérée par l’Office national des Forêts (ONF), cette réserve offre d’ordinaire aux randonneurs une mosaïque de paysages avec des espaces boisés, des milieux humides, de grands espaces de lande verdoyante auss…

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