Trois mois après le banquet polémique de Caen, qui avait été entaché par des saluts nazis et des insultes racistes et homophobes, organisateurs et participants ont minimisé, voire nié, ces faits lors de l’événement qui s’est tenu à La Teste-de-Buch, en Gironde, début juillet. En insistant sur l’esprit festif de ces rassemblements et en regrettant leur stigmatisation.
Lors d’un banquet organisé par le Canon français à Montélimar (Drôme), le 8 mai 2026. ALEX MARTIN/AFP
Pour aller plus loin
« Nous ne sommes pas déçus, c’est exactement ce que nous avions imaginé : une ambiance conviviale et familiale autour d’un bon repas composé de produits locaux, dans le partage des valeurs et traditions françaises. » Cheveux blonds noués en queue-de-cheval et accent chantant du Sud-Ouest, Séverine partage son enthousiasme ce samedi 4 juillet, alors que les notes de « Champs-Elysées » de Joe Dassin retentissent. Et pour cause : c’est la première fois que la quadragénaire assiste à un banquet du Canon français, ces grandes tablées réunissant entre 2 000 et 4 000 personnes en moyenne, où l’on ripaille allégrement. Ce jour-là, elles se sont déployées dans le parc des expositions de La Teste-de-Buch, une ville de 27 000 habitants du sud du bassin d’Arcachon, en Gironde. Mais dès qu’on interroge Séverine sur les polémiques ciblant ce genre d’événement, le ton se fait plus ferme : « Il n’y a rien de politique ici », martèle-t-elle.
Vraiment ? Ces banquets gargantuesques célébrant le terroir, le pinard et les classiques de la chanson française d’autrefois sont pourtant au cœur de controverses depuis le printemps. La pression s’est accentuée sur l’entreprise tourangelle fondée au début des années 2020 par Géraud du Fayet de la T…

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