Éric Besnard resserre le roman de Victor Hugo autour de la rédemption de l’ancien bagnard, incarné par un magistral Grégory Gadebois. Ce soir à 20h50 sur OCS et disponible à la demande sur myCANAL.
Grégory Gadebois et Bernard Campan dans « Jean Valjean » d’Eric Besnard RADAR FILMS/DAVID KOSKAS
Geste inattendu que ce « Jean Valjean » : alors qu’au cinéma, la saga de Victor Hugo prête le flanc à un feuilletonnage échevelé, le film d’Eric Besnard s’avère une adaptation des plus spartiates.
En fait, seules les premières pages des « Misérables » font ici office de trame principale : l’ex-bagnard (Grégory Gadebois), fraîchement revenu à la liberté, affronte l’hostilité générale d’un village reculé - exception faite de l’évêque Myriel (Bernard Campan), bonté faite homme, qui guidera Valjean sur la voie de la rédemption.
Il en résulte un film sec, modeste, minéral, un quasi-western, articulé par les regards scrutateurs des personnages et le relief escarpé de paysages balayés par la pluie. Avec sa silhouette de colosse et son bagage de tragédien, Grégory Gadebois compose avec autorité un Jean Valjean tourmenté, bestial, comme infusé par la douleur et le ressentiment.
◗ Samedi 18 juillet à 20h50 sur OCS. Drame français d’Eric Besnard (2025). Avec Grégory Gadebois, Bernard Campan. 1h50. (Disponible à la demande sur myCANAL).
Par Guillaume Loison