Ils ont joué ensemble jusqu’en juniors au FCL avant de chausser les crampons pour Ferrals : un parcours sportif commun qui a tissé leurs liens d’amitié. Mais leur amour du sport ne s’est pas arrêté là et c’est comme...
Ils ont joué ensemble jusqu’en juniors au FCL avant de chausser les crampons pour Ferrals : un parcours sportif commun qui a tissé leurs liens d’amitié. Mais leur amour du sport ne s’est pas arrêté là et c’est comme ça que Pierre-Enzo Carla, Samuel Boukhers et Thomas Estébanez se sont alignés sur l’ironman de Tours Métropole. Au menu : 3,8 km de nage, 180 km de vélo, et pour terminer un marathon !
"Le rugby, c’est l’histoire d’un ballon avec des copains autour et quand il n’y a plus de ballon, il reste les copains. C’est quand même l’essentiel." Au risque de heurter la sensibilité des fondamentalistes du XIII, cette citation du quinziste Jean-Pierre Rives résume assurément tout ce qui peut rassembler les adeptes du ballon ovale.
Une maxime qui pourrait être celle de Pierre-Enzo Carla, Samuel Boukhers et Thomas Estébanez, trois Lézignanais quasi-trentenaires qui ont pour point commun d’avoir porté le maillot du FCL XIII, celui de Ferrals et d’avoir participé au dernier ironman de Tours Métropole, il y a quelques jours.
Une compétition pour le moins relevée, faite 3,8 km de nage, 180 km de vélo, et d’un marathon – rien que ça – que le trio, assis sur une solide amitié, s’était lancé pour défi. Avec, pour deux d’entre eux, la nécessité de s’adapter à des pépins physiques : "Je me suis fait les croisés et, tant que je ne me fais pas opérer, les seules activités sportives que je peux pratiquer se limitent à la course dans l’axe", souligne Pierre-Enzo dans le sillage de son ami Samuel contraint à la même discipline pour les mêmes raisons.
Alors, fous de sport, les trois compères ont participé à un premier triathlon dans sa version "sprint", c’est-à-dire plus réduite, à Carcassonne : "C’était en mai, se rappelle Pierre-Enzo. On s’est dit que l’on pourrait faire un ironman un peu pour rigoler". "À y être, pourquoi ne pas faire l’une des compétitions les plus extrêmes, sourit Samuel. Au mois de septembre suivant, on a commencé à se préparer".
Le temps d’entraînement est vraiment très important
Un entraînement intense pour ces Lézignanais aux situations professionnelles diverses : "Selon les disponibilités de chacun, c’était environ 15 heures d’entraînement par semaine : trois séances de vélo, trois sorties de course à pied et deux ou trois séquences de natation", note Pierre-Enzo. Samuel ne dit pas autre chose : "Le temps d’entraînement est vraiment très important".
Car sur place, il a fallu batailler ferme et boucler les trois épreuves comme il se doit et se faire une place parmi les 2 800 finishers sur 3 400 engagés au départ. Avec des performances diverses pour chacun d’eux : Pierre-Enzo, par exemple, ne comptait pas sur la natation et pensait bien se comporter lors du marathon : "Mais je pense avoir un peu trop tiré lorsque j’étais sur le vélo où j’avais rattrapé mon retard…" Il faut dire que le jeune Lézignanais a bouclé son ironman en 11 h 33 (1 h 20 de natation, 5 h 33 de vélo, 4 h 24 de course à pied), Samuel en 11 h 54 (1 h 12, 5 h 49, 4 h 30) et Thomas en 11 h 47 (1 h 15, 5 h 46, 4 h 28). Trois temps différents qui leur auront permis malgré tout de se croiser sur les différents parcours dessinés en boucles, histoire, a minima, de s’encourager du regard…
Une belle aventure sportive et d’amitié vouée à se poursuivre ? "Certainement, commente le trio, mais peut-être pas sous la forme d’un ironman. Parce que c’est très chronophage et que c’est compliqué à gérer en fonction de nos situations. Mais pourquoi pas s’orienter vers du hyrox, un sport mêlant course et fitness ?"
Un nouveau défi en somme…