À bord de la péniche la Tourmente, le festival itinérant sur le canal du Midi Convivencia fera halte à Homps, jeudi 16 juillet pour mettre à l’honneur les métissages. Au programme : Juliette Magnevasoa et Bassi Bakambi.
À bord de la péniche la Tourmente, le festival itinérant sur le canal du Midi Convivencia fera halte à Homps, jeudi 16 juillet pour mettre à l’honneur les métissages. Au programme : Juliette Magnevasoa et Bassi Bakambi.
Trente ans. Cela fait désormais trente ans que la péniche la Tourmente sillonne, chaque été, le canal du Midi pour servir de véhicule au festival Convivencia. Un festival qui prend le temps puisqu’il s’étire sur trois semaines, naviguant au rythme de 5 km/h sur une distance de 400 km en région Occitanie. Ainsi, la péniche s’amarre dans une quinzaine de villes et villages, son pont se transforme en scène flottante et les berges sont aménagées dans un esprit guinguette avec restauration et boissons locales.
Ce jeudi 16 juillet, ce sera ainsi au tour de Homps d’être le port d’attache éphémère de la manifestation qui accueillera deux concerts. Celui, tout d’abord à 20 heures, de Juliette Magnevasoa. Née à Madagascar et adoptée en France, elle a fait de la musique un espace où se rejoignent ses différentes terres, entre ancrage personnel et ouverture au monde. Après plusieurs années passées sur les scènes du sud-ouest, notamment au sein du duo Pauline & Juliette, elle affirme aujourd’hui une voix singulière, sensible et profondément incarnée.
En suivant, à 21 h 30, Bassi Bakambi montera sur le pont pour une première européenne. Repéré en République démocratique du Congo, cet orchestre 100 % féminin entraîne son public dans la grande histoire de la rumba congolaise, de la fin des années 60 au milieu des années 80. Sur scène, Bassi Bakambi (littéralement “femmes qui coordonnent”) déploie une énergie communicative et festive.
Porteuses d’une énergie collective forte, elles célèbrent à travers leur musique les luttes, les joies et la puissance des femmes africaines. En se réappropriant cette musique inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO, elles en proposent une lecture singulière, transformant la rumba en un véritable matrimoine vivant et revisitent avec passion les répertoires emblématiques, entre fidélité et réinvention.