Du vendredi 17 au dimanche 19 juillet, le festival des Abracadagrasses revient avec une programmation de fou, concoctée par l’équipe 100 % bénévoles de l’association Artkissonn'.
Du vendredi 17 au dimanche 19 juillet, le festival des Abracadagrasses revient avec une programmation de fou, concoctée par l’équipe 100 % bénévoles de l’association Artkissonn'.
Créé en 2000, le festival des Abracadagrasses regroupe des artistes internationaux de renom, des groupes en pleine ascension et des talents régionaux. Le tout sous la halle médiévale de Lagrasse qui offre au public un écrin hors du commun et une ambiance familiale et à taille humaine. Rencontre avec Michaël Guillot, président d’Artkissonn' et directeur artistique du festival.
Parlez-nous du festival…
C’est sa 23e édition dans ce format de tout un week-end. En réalité, ça ferait plus, mais avec les années Covid, nous avions réduit à une soirée : les Abraraccourcies. En 2024, nous l’avons relancé sous sa forme initiale et nous sommes heureux de poursuivre sur cette lancée, car c’est difficile, avec la conjoncture actuelle, d’organiser un festival. On essaie de tenir et on reste l’un des derniers dinosaures à organiser un festival de musiques actuelles dans l’Aude. D’ailleurs, on est parfois encore surpris d’être là.
Comment faites-vous ?
Ça tient debout grâce à une équipe 100 % bénévoles. Il y a un noyau dur d’une vingtaine de personnes dans l’association et des équipes bénévoles, fidèles depuis une quinzaine d’années. Nous sommes une centaine à œuvrer. Ensuite, on a la chance d’avoir un gros réseau de partenaires techniques, de producteurs et de tourneurs, qui aiment notre festival. Ils connaissent sa qualité assez exceptionnelle et ils s’adaptent pour nous placer dans leur tournée.
On est fiers de présenter des artistes hors normes
Qu’est-ce qui fait la notoriété des Abracadagrasses ?
Depuis les débuts, l’objectif est de faire vivre les cultures des quatre coins du monde. Et, quand on veut du reggae ou autre chose, on va le chercher à la source dans le pays d’origine, en prenant les meilleurs représentants. Parfois, ils ne sont même pas encore connus en Europe. On met un point d’honneur sur la programmation et on est fiers de présenter des artistes internationaux hors normes. On réserve aussi la part belle à des artistes naissants de nos régions sur des projets qu’on souhaite faire découvrir. Notre rôle, c’est faire se rencontrer des artistes au top et fabriquer de la musique en milieu rural avec une énergie collective, des échanges et du vivre-ensemble.
Qu’avez-vous concocté cette année ?
On a quatre grosses têtes d’affiche, deux par soirées. Vendredi, on commence avec Arat Kilo feat. C’est de l’Ethio-funk, hérité du funk jazz éthiopien porté par des artistes qui ont accompagné les plus grands dans ce domaine. Là, ils ont monté un big band et sont en tournée avec la diva malienne Mamani Keita et l’un des pionniers du rap américain, Mike Ladd. Ensuite, on accueille Marcus Gad, de Nouvelle-Calédonie. Il incarne le souffle nouveau d’un reggae roots universel et engagé. C’est un artiste à suivre pour tous les amoureux de reggae et de world musique. Le samedi, on reçoit Seun Kuti, le fils de Fela Kuti, le roi de l’afro-beat. Il a seulement deux dates en France dans sa tournée : à Paris et chez nous, à Lagrasse. On est très honoré de l’avoir. L’autre groupe à ne pas rater, c’est Omega Nebula. C’est le nouveau phénomène de l’électro-dub venu d’Angleterre qui explose en Europe et qui vient dans le cadre de sa première tournée des grands festivals d’Europe.
Qui recevez-vous comme artistes locaux ?
Le vendredi, on ouvre le festival avec Johnny Makam et son folk-transe-oriental. C’est un artiste d’Istambul qui vit aujourd’hui à Toulouse et qui mêle électro et musique du monde. Le samedi, on débute avec Slim Paul Trio, un vieux de la vieille du heavy-bues. Originaire de Toulouse, il est déjà venu avec le groupe Scarecrow et, aujourd’hui, il tourne avec son trio. Pour nos interplateaux, on garde Select Aïoli 100 % vinyles, dont la spécialité est de dénicher des pépites rares et souvent inconnues.
Parlez-nous du festival off…
Samedi après-midi, le festival envahit les terrasses des cafés du boulevard de la Promenade. À partir de 14 h 30, il y aura des groupes de la région. Le dimanche, on propose une guinguette musicale au bord de l’eau avec Select Aïoli, suivie d’un spectacle de cirque à l’abbaye, en partenariat avec le centre culturel Les arts de lire. Le festival se clôture là-bas avec des foodtrucks et le sound system Macca Dread & Zion Irie.
Vendredi 17 juillet. Ouverture des portes à 19 h 30 (halles). Johnny Makam (transe-folk-oriental, Turquie-France, 20 heures). Arat Kilo feat, Mamani Keita et Mike Ladd (éthio-funk, France-Mali-USA, 22 heures). Marcus Gad (reggae-roots, Nouvelle-Calédonie, 00 heures).
Samedi 18 juillet. Festival off boulevard de la promenade (à partir de 14 h 30, gratuit). Ouverture des portes à 19 heures (halles). Slim Paul Trio (heavy-blues-rock, France, 20 heures). Seun Kuti et Egypt 80 (afro-beat, Nigéria, 22 heures). Omega Nebula (dub-électro, Angleterre, 00 heures).
Dimanche 19 juillet (gratuit). Guinguette musicale avec Select Aïolo (15 heures, berges de l’Orbieu). Cirque aérien avec la compagnie Circlips (18 heures, à l’abbaye) et guinguette sound system avec Maca Dread et Zion Irie (jusqu’à 23 heures, foodtruck sur place). Festival soutenu par le Département de l’Aude, la communauté de communes lézignanaise, la ville et les commerces de Lagrasse.
Toute la programmation et billetterie sur www.abracadagrasses.com (25 € par soir ou 20 € en prévente, 40 € le pass 2 soirs ou 35 € en prévente, gratuit pour les moins de 16 ans).