Le PDG de Volkswagen, Olivier Blume, a annoncé à ses employés, ce lundi 13 juillet, que 50.000 emplois supplémentaires pourraient être supprimés, selon une note interne consultée par l'AFP.
Le PDG de Volkswagen, Olivier Blume, a annoncé à ses employés, ce lundi 13 juillet, que 50.000 emplois supplémentaires pourraient être supprimés, selon une note interne consultée par l'AFP.
C'est désormais officiel. Le PDG de Volkswagen, Olivier Blume, a annoncé à ses employés, ce lundi 13 juillet, que 50.000 emplois supplémentaires pourraient être supprimés au sein du géant automobile, selon une note interne consultée par l'AFP, confirmant des informations parues précédemment dans la presse allemande.
Pour rappel, le groupe a déjà engagé un plan prévoyant la suppression de 50.000 emplois en Allemagne d'ici à 2030, dont 35.000 au sein de la marque VW en accord avec les syndicats. Ce programme est désormais jugé insuffisant par la direction. Ces 50.000 postes visés en plus porteraient ainsi à 100.000 le volume total des suppressions d'emplois dans le groupe automobile.
"La prochaine étape consiste à ramener nos frais généraux à un niveau compétitif", a déclaré Olivier Blume.
"Comme la moitié de nos frais généraux provient des coûts de personnel, un calcul théorique, en supposant que les coûts de main-d'oeuvre restent inchangés, aboutirait à la suppression d'environ 50.000 emplois dans le monde", a-t-il détallé.
Pour les représentants du personnel, c'est le choc. "Si ces projets devaient se concrétiser, nous les empêcherions par tous les moyens", ont averti dans une déclaration commune le 9 juillet dernier Christiane Benner, présidente du syndicat IG Metall, et Daniela Cavallo, présidente du comité d'entreprise de Volkswagen.
Au coeur de la crise qui touche "Das Auto", la Chine, longtemps premier marché du constructeur mais où ses ventes s'effondrent. Les marques chinoises détenaient près de 70% de leur marché domestique l'an dernier, contre moins de 40% en 2020, selon l'Association chinoise des constructeurs automobiles.
Elles gagnent également du terrain à l'international grâce à des modèles électriques compétitifs en terme de qualité et de prix, taillant des croupières à Volkswagen comme aux autres constructeurs allemands et européens.
Le groupe allemand, qui écoulait, ses meilleures années, quelque onze millions de véhicules, majoritairement produits en Europe, en a livré à peine 9 millions en 2025. La suite ne s'annonce pas meilleure, si bien que la fermeture de sites industriels allemands est sur la table.