Une mère de famille avait été violée en janvier dernier lors d’un cambriolage dans le nord. Six mois après les faits, tous les suspects ont été interpellés, dont deux en Espagne.
Une mère de famille avait été violée en janvier dernier lors d’un cambriolage dans le nord. Six mois après les faits, tous les suspects ont été interpellés, dont deux en Espagne.
Les faits avaient eu lieu en janvier dernier, à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Située dans la périphérie de Lille, la ville est connue pour abriter de nombreuses infrastructures universitaires, le Stade Pierre-Mauroy (Décathlon Arena) ou encore le très réputé pôle commercial V2, notamment.
Dans la nuit du 7 au 8 janvier, lors d’un cambriolage violent survenu dans la commune, une mère de famille avait été violée sous la menace d’une arme.
Dans un communiqué de presse diffusé dimanche 5 juillet, le procureur de la République de Lille, Samuel Finielz, a annoncé l’interpellation et la mise en examen de l’ensemble des suspects, dont deux arrêtés en Espagne, à la faveur de mandats d’arrêt européens.
Selon le récit donné par le magistrat et relayé par Actu 17, les suspects avaient perpétré le cambriolage, "portant sur des objets de valeur", dans un logement où résidaient un adolescent et sa mère. "Cette dernière était par ailleurs victime d’un viol sous la menace d’une arme."
Alertée, la police de Lille intervenait au moment de la fuite des mis en cause, à bord d’un véhicule. Les fonctionnaires ouvraient le feu en direction des pneumatiques pour immobiliser la voiture, ce qui conduisait à l’interpellation d’un suspects.
Une partie du butin était aussi retrouvée dans le véhicule.
Le jour même, le parquet de Lille ouvrait une enquête en crime flagrant "des chefs de vol en bande organisée, viol avec arme et participation à une association de malfaiteurs criminelle".
Le mis en cause interpellé lors de la fuite était mis en examen le 11 janvier des chefs précités, puis placé en détention provisoire.
Lors des investigations menées par la division de la criminalité territoriale (DCT) du service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) du Nord, trois autres suspects étaient interpellés le 21 avril à Chartres (Eure-et-Loir), Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et Lille, puis placés en garde à vue.
Deux d’entre eux étaient mis en examen et placés en détention provisoire, tandis que le troisième a fait l’objet d’un placement sous surveillance électronique.
Les deux derniers mis en cause étaient localisés en Espagne : à Valence, sur la côte méditerranéenne, et à Saragosse, entre Madrid et Barcelone.
Grâce à la coopération policière et judiciaire avec les autorités du Royaume d’Espagne, ils étaient interpellés les 23 et 27 avril.
Ils étaient ensuite remis aux autorités françaises, puis mis en examen et placés en détention provisoire les 14 mai et 1er juin 2026.
"L’ensemble des personnes soupçonnées d’avoir participé directement aux faits ont ainsi été interpellées et mises en examen", a précisé le parquet.