Un cambriolage violent en Suisse relance la question des bandes transfrontalières. Cinq suspects, dont deux mineurs, ont été mis en examen après l’agression d’Alain Prost et le vol de montres de luxe.
Un cambriolage violent en Suisse relance la question des bandes transfrontalières. Cinq suspects, dont deux mineurs, ont été mis en examen après l’agression d’Alain Prost et le vol de montres de luxe.
Cinq personnes ont été mises en examen pour vol en bande organisée et séquestration après leur interpellation en France pour le violent cambriolage subi par Alain Prost à son domicile en Suisse, a annoncé ce lundi 6 juillet le procureur de Pontoise (près de Paris).
"Trois majeurs âgés entre 22 ans et 21 ans et deux mineurs âgés de 17 ans et 16 ans" ont été interpellés le 1er juillet, a précisé le procureur dans un communiqué, confirmant une information de Franceinfo.
Ils ont été mis en examen pour "vol en bande organisée avec arme", "arrestation, enlèvement et séquestration en bande organisée pour faciliter un crime" et "association de malfaiteurs", selon le communiqué.
Le quadruple champion du monde de Formule 1 français, 71 ans, avait été légèrement blessé lors de ce cambriolage à Nyon, dans la matinée du 19 mai dernier.
Selon le journal suisse Blick, plusieurs individus cagoulés s’étaient brutalement introduits dans la propriété de l’ancien pilote. Ce dernier avait été pris à partie par les assaillants, et blessé à la tête lors de l’altercation.
Sous la menace, l’un des fils du champion, également présent, était contraint d’accompagner les malfrats et de déverrouiller le coffre-fort de la maison.
Les auteurs en avaient emporté le contenu, notamment "des montres de luxe", précise le procureur de Pontoise, et s’étaient ensuite enfuis en direction de la France.
Proche du milieu de la haute horlogerie, Alain Prost est notamment un partenaire de longue date de la prestigieuse marque Richard Mille, qui lui a dédié une montre d’exception limitée à 30 pièces.
Les trois personnes majeures ont été mises en détention provisoire et les deux autres, mineures, placées sous contrôle judiciaire.
L’enquête a été menée par la section de recherches de Versailles et l’unité nationale de la police judiciaire de la gendarmerie, les cambrioleurs ayant été identifiés comme ayant des liens avec le Val d’Oise. Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle.
Blick avait fait état d’une tendance sur l’année écoulée de cambriolages visant des personnes fortunées dans la région du lac Léman, souvent commis par des bandes transfrontalières venues de France.
"Rien qu’en 2025, le canton de Genève a recensé 18 affaires de ce type, souvent perpétrées par des gangs transfrontaliers ultra-organisés ciblant les collections de montres de prestige", explique la même source.