Un agent britannique démissionne avec fracas avant d’être séquestré dans un lieu nommé Le Village... Une série culte à revoir sans modération. Disponible sur Madelen, la plateforme de l’INA.
Patrick McGoohan dans « Le prisonnier » PHOTO12/7E ART/EVERYMAN FILMS
Alors que Hollywood ne cesse ces derniers temps de nous proposer des séries apocalyptiques sur l’enfermement, de « Silo » (Apple TV) à « Fallout » (Prime Video) en passant par « Paradise » (Disney+) ou « Squid Game » (Netflix), il est temps de revenir à la matrice originelle : « le Prisonnier », série née en 1967 que la plateforme de l’INA, habilement baptisée Madelen, a la bonne idée de rediffuser.
Dès les premières minutes, on comprend pourquoi elle a si fortement marqué les esprits à l’époque et pourquoi elle continue de séduire aujourd’hui. De son impeccable esthétique sixties aux imparables ressorts scénaristiques que constituent les tentatives d’évasion d’un prisonnier et la résistance à un système qui le dépasse, le téléspectateur se retrouve lui aussi pris au piège.
L’histoire est connue : un agent britannique (Patrick McGoohan) démissionne avec fracas avant d’être séquestré dans un lieu nommé Le Village où d’autres espions et activistes affublés d’un numéro vivent en se comportant comme des sujets obéissants.
D’abord déboussolé, le Numéro 6 - dernier individu à faire montre d’un esprit critique - va tenter à tout prix de s’échapper et de démasquer le Numéro 1, ainsi que l’origine de cette conspiration.
Sans surprise, Patrick McGoohan, qui fut le concepteur, le producteur, le scénariste, le réalisateur de certains épisodes et l’interprète principal de la série, est resté prisonnier de son rôle toute sa carrière.
◗ « Le Prisonnier », série britannique de Patrick McGoohan et George Markstein (1967). Avec Patrick McGoohan, Angelo Muscat, Peter Swanwick. 17 épisodes. Disponible sur Madelen, la plateforme de l’INA.
Par Arnaud Sagnard