Marion Rousse se livre sans filtre sur son passé de cycliste. Entre vestiaires improvisés et nuits dans des lycées, elle n’a rien oublié.
Aujourd’hui, Marion Rousse est l’un des visages incontournables du cyclisme français. Ancienne championne de France, consultante à la télévision et directrice du Tour de France Femmes, la compagne de Julian Alaphilippe a parcouru un sacré chemin. Mais derrière cette belle réussite se cachent des années beaucoup moins confortables, dont elle se souvient parfaitement. Car avant les grandes compétitions médiatisées, les sponsors et les infrastructures modernes, le cyclisme féminin avait un tout autre visage. Et Marion Rousse en sait quelque chose ! À l’occasion d’une prise de parole sur l’évolution de son sport, l’ancienne coureuse est revenue sur les conditions parfois rudimentaires qu’elle a connues. Des confidences particulièrement franches, qui montrent à quel point la discipline a changé.
Marion Rousse se souvient de ses années difficiles dans le cyclismeComme le rapportait Nextplz le 6 octobre 2026, Marion Rousse s’est récemment illustrée lors de la 13e édition des Trophées Sport & Management, organisée à l’Hôtel de Lassay. La directrice du Tour de France Femmes y a reçu le trophée de Dirigeante Sportive de l’année. Une belle reconnaissance pour celle qui travaille depuis plusieurs années à donner davantage de visibilité aux cyclistes féminines.
Mais au moment d’évoquer ce chemin parcouru, Marion Rousse n’a pas oublié ses débuts. Et ses souvenirs sont loin des conditions dont bénéficient désormais les grandes championnes. “Se changer au cul d’une voiture après une course, je l’ai fait. Dormir dans un réfectoire de lycée et manger dans sa cantine, je l’ai fait aussi”, a-t-elle raconté.
Derrière les compétitions, un quotidien bien moins glamour qu'aujourd'huiDes situations qui semblent aujourd’hui difficiles à imaginer pour une compétition professionnelle, mais qui faisaient partie du quotidien de nombreuses sportives. Et les difficultés ne s’arrêtaient pas là. Contrairement à leurs homologues masculins, certaines coureuses devaient également jongler entre les compétitions et leur activité professionnelle.
“J’ai été une de ces invisibles du cyclisme féminin. On courait et le lendemain, on allait bosser”, a poursuivi Marion Rousse. Pour Marion Rousse, ces souvenirs illustrent surtout le manque de reconnaissance dont souffrait autrefois le cyclisme féminin. La sportive ne cache d’ailleurs pas son émotion lorsqu’elle mesure les progrès accomplis.
"C'est une fierté" : Marion Rousse émue par l'évolution des conditions des cyclistes féminines“Maintenant, voir les filles avoir presque les mêmes conditions que les garçons, c’est formidable. J’ai connu le noir et savoir que je fais partie de ceux qui ont allumé la lumière, c’est une fierté”, a-t-elle confié. Une déclaration forte qui résume parfaitement son engagement. Car même si les choses ont évolué, certaines difficultés restent bien présentes.
Marion Rousse connaît notamment les contraintes auxquelles les cyclistes féminines sont confrontées lorsqu’elles doivent satisfaire leurs besoins naturels pendant une course. Des problèmes du quotidien qui peuvent sembler anecdotiques, mais qui rappellent que les femmes ne bénéficient pas toujours des mêmes facilités que les hommes sur un vélo.