À la tête du Tour de France Femmes, Marion Rousse doit composer avec un passé encombrant. Une vieille affaire de dopage refait surface.
Ce samedi 4 juillet 2026, au départ de Barcelone, s'est élancée la 113ᵉ édition du Tour de France. Micro en main, Marion Rousse est une nouvelle fois de la partie pour commenter la Grande Boucle. Mais la compagne de Julian Alaphilippe n'est pas seulement consultante. En effet, depuis 2022, elle dirige aussi le Tour de France Femmes. Et c'est précisément autour de cette course 100 % féminine qu'une polémique était venue la rattraper.
À 34 ans, celle qui s'apprête à vivre son huitième Tour de France espère une édition épargnée par les controverses, à l'inverse de la toute première. En 2022, la légende du cyclisme Jeannie Longo avait critiqué l'organisation dans un entretien au Parisien. L'ancienne championne reprochait aux organisateurs d'avoir oublié les pionnières ayant disputé le Tour de France féminin entre 1984 et 1989.
"Il faut bien le préciser, car cela fait plusieurs semaines que j'entends dire que c'est le premier Tour de France féminin, et ce n'est pas très respectueux pour celles qui l'ont déjà couru, pour les vainqueurs comme Marianne Martin, Maria Canins ou moi. On a marqué le cyclisme et on est un peu peinées", confiait-elle, hésitant alors à venir recevoir le premier maillot jaune à Paris.
Quelques semaines plus tard, Marion Rousse avait finalement pu remettre ce maillot à la championne. Mais cette rencontre au sommet n'avait pas plu à tout le monde. Sur Twitter, Joe Papp, ancien fournisseur du mari de Jeannie Longo, s'était dit profondément choqué de voir célébrer celle qu'il considère comme une ancienne dopée.
"Absolument dingue que Jeannie Longo ait été fêtée au TDFF. J'ai littéralement vendu l'EPO du mari de cette femme, qui lui était destiné ! Quelle blague", avait lâché l'Américain. Et d'ajouter, ironique : "C'est insensé. Je suis vraiment estomaqué, je viens seulement de l'apprendre. Espérons que Lance Armstrong soit invité sur le Tour de France 2023." Un tacle qui replaçait soudain l'organisation de Marion Rousse au cœur d'un vieux dossier sensible.
Pour comprendre la charge de Joe Papp, il faut remonter quelques années en arrière. En 2011, l'Américain avait affirmé avoir vendu de l'EPO au mari de Jeannie Longo. Quelques mois plus tard, Patrice Ciprelli avait reconnu lui en avoir acheté, tout en assurant que c'était pour son "usage personnel".
En 2018, l'entraîneur de la championne avait été condamné à un an de prison avec sursis. Jeannie Longo, elle, n'a jamais été inquiétée par la justice dans cette affaire. Un passé lourd qui, à chaque nouvelle édition, ressurgit malgré elle et vient s'inviter dans l'événement porté par Marion Rousse.
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