Au pied de la fontaine des Trois-Grâces, ce samedi matin, cette éducatrice spécialisée de 28 ans est venue seule sur la place de la Comédie pour rendre hommage aux victimes des tirs de Trappes et de La Verrière. Et...
Au pied de la fontaine des Trois-Grâces, ce samedi matin, cette éducatrice spécialisée de 28 ans est venue seule sur la place de la Comédie pour rendre hommage aux victimes des tirs de Trappes et de La Verrière. Et porter un message : ne pas laisser la haine l’emporter.
À Montpellier, Océane brandit sa pancarte pour dire "Arrêtons de nous diviser". Elle est seule, debout au pied de la fontaine des Trois-Grâces, une pancarte en carton entre les mains. Sur la place de la Comédie, ce samedi matin, Océane, 28 ans, n’est pas venue manifester dans le cadre d’un rassemblement organisé. Cette éducatrice spécialisée a simplement décidé de sortir de chez elle pour faire entendre sa voix.
#Montpellier : « Arrêtons de nous diviser », le message d’Oceane après le drame de #Trappes https://t.co/vASMA5x6cQ
— Midi Libre Montpellier (@MLMontpellier) October 24, 2026
Sur son carton, quelques mots écrits à la main : "Ne laissons pas la haine nous diviser." Un hommage aux victimes des tirs survenus vendredi à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, qui ont fait un mort et plusieurs blessés.
"J’en avais marre de voir les images à la télé", explique la jeune femme. Alors, elle a voulu agir à sa manière. Sans organisation, sans cortège, sans autre moyen que sa pancarte et sa présence, elle est venue exprimer son émotion et son inquiétude.
"Même dans ma famille, les discussions s’enveniment"Son message dépasse le seul drame des Yvelines. Ce qui la préoccupe, c’est la division qui gagne du terrain dans la société, jusque dans son entourage. "Même dans ma famille, les discussions s’enveniment", confie-t-elle. Elle redoute que les fractures s’accentuent encore, que les échanges deviennent toujours plus conflictuels et que la haine finisse par prendre le dessus.
"Arrêtons de nous diviser" : c’est le message personnel qu’elle a voulu adresser aux passants, sans prétendre apporter de solution… Simplement rappeler qu’il reste possible de se parler, de s’écouter et de ne pas céder aux réflexes de rejet.
Les passants ne restent d’ailleurs pas tous indifférents. Certains l’interpellent, d’autres s’arrêtent pour échanger quelques mots ou lui témoigner leur soutien. Océane répond volontiers aux sollicitations, explique sa démarche et assume ce geste spontané.
Sur la place ensoleillée, au milieu des promeneurs et des cyclistes, sa pancarte en carton tranche avec le décor. Elle ne crie pas, ne harangue personne. Elle est venue seule, mais espère que son message trouvera un écho. Une façon, à son échelle, de refuser que la violence et les divisions deviennent une fatalité.