Une enquête de Century 21 souligne le poids des émotions dans les transactions. Les regrets exprimés varient fortement selon les régions. ...
Une visite convaincante, d'autres candidats intéressés, un budget à boucler… Acheter un logement implique parfois de décider vite. Trop vite ? Selon une enquête menée par Century 21, 49,2 % des répondants disent avoir été influencés par le stress et les émotions lors d'un achat ou d'une vente.
Plus interpellant encore, un acheteur sur trois déclare ainsi avoir dépensé beaucoup plus que prévu sous l'effet du stress. Et si dépasser son budget ne signifie pas nécessairement avoir acheté au-dessus de la valeur réelle du marché, cette donnée ne doit pas être ignorée.
Et tout le monde ne semble pas être logé à la même enseigne. Ainsi, la proportion atteint 69 % parmi les Bruxellois interrogés, contre 32 % en Wallonie et 29 % en Flandre. Dans la capitale, les aspects financiers arrivent en tête des préoccupations (53 %), devant l'urgence de se décider après une visite (42 %) et la concurrence entre candidats (30,9 %).
"Les logements sont rares, et les prix de l'immobilier sont élevés. Les potentiels acquéreurs se pressent au portillon et doivent souvent, par conséquent, se décider rapidement sans prendre de recul ni le soin de s'informer correctement", analyse Kevin Rentmeesters, directeur du réseau Century 21 Benelux.
Les prix de l'immobilier montent, mais les crédits aussi: voici ce que vous "perdez"Les jeunes davantage exposésUne question d'expérience, aussi ? Chez les acheteurs de moins de 35 ans, 42 % disent avoir surenchéri sous l'influence des émotions avant de le regretter, contre 37 % des 35-54 ans et 23 % des plus de 55 ans.
"Quiconque découvre le marché immobilier pour la première fois n'a que très peu de repères ou d'expérience, estime Kevin Rentmeesters. Par conséquent, le ressenti et autres aspects plus subjectifs dominent souvent alors qu'en fait, le prix d'une habitation doit être défini par des critères objectifs comme sa situation géographique, son label PEB, ses infrastructures, son degré de finition, la taille du terrain, la surface bâtie, etc."
Les vendeurs ont aussi des regretsOn apprend aussi que les acheteurs ne sont pas les seuls à éprouver des regrets. Car du côté des personnes ayant déjà vendu, 58 % déclarent avoir accepté une offre jugée trop basse sous l'effet du stress ou des émotions. Cette part monte à 68 % en Wallonie et à 85 % à Bruxelles, contre 39 % en Flandre.
"Ils entendent parler d'incroyables plus-values sur la vente de biens immobiliers et ont dès lors peur d'avoir vendu le leur trop bon marché", avance le directeur du réseau.
Enfin, seuls 47 % des jeunes vendeurs disent avoir besoin d'aide pour estimer leur bien, contre 65 % des plus de 55 ans.
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