Les autorités népalaises et chinoises s’inquiètent de la rupture d’un lac créé par l’effondrement du glacier à l’origine de la crue dévastatrice qui a déjà fait près de 600 morts. Et s’inquiètent d’un risque de nouvelles inondations.
Une vue aérienne du village de Devighat, au Népal, le 27 août 2026. PRABIN RANABHAT/AFP
Les secours poursuivent leur course contre la montre ce vendredi 28 août pour tenter de retrouver des rescapés, deux jours après la crue destructrice qui a fait près de 600 morts au Népal et en Chine, sous la menace persistante de nouvelles inondations.
Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), la vague a été causée par l’effondrement d’une partie d’un glacier, si puissant qu’il a été enregistré comme un séisme de magnitude 5,2 et a causé de nombreux glissements de terrain.
• Près de 2 500 personnes toujours portées disparuesLes milliers de sauveteurs à l’œuvre des deux côtés de la frontière ont déjà extirpé 584 corps – 579 au Népal, cinq en Chine – de la mer de boue qui a recouvert cette région de l’Himalaya à la frontière entre les deux pays, selon les derniers bilans officiels.
Près de 2 500 personnes – 1924 au Népal et 558 en Chine – dont des centaines de touristes et de pèlerins étrangers sont toujours portées disparues. Au cœur du massif de l’Himalaya, cette région du Népal attire randonneurs et alpinistes du monde entier, notamment pour gravir le mont Everest. C’est aussi un lieu de pèlerinage pour les hindous et les bouddhistes tibétains.
• Alerte sur le risque de rupture d’un lacCe vendredi matin, la police népalaise a lancé une alerte après avoir été « informée de la rupture » du lac qui s’est formé mercredi lorsqu’un morceau de glacier s’est effondré et a fait déferler des torrents de boue dans les vallées. Elle a immédiatement recommandé à tous, sauveteurs et résidents du secteur, « de rester en alerte et de se mettre immédiatement en lieu sûr ».
Dans la foulée, l’autorité népalaise en charge de la gestion des situations d’urgence a rapporté que le débit du fleuve qui avait débordé mercredi avait « légèrement augmenté ». Mais l’alerte a été levée en début d’après-midi sans qu’aucune nouvelle inondation majeure n’ait été signalée.
Côté chinois, la télévision nationale CCTV a rapporté que le risque de rupture de ce lac, situé sur le territoire chinois du Tibet, « se réduit graduellement ». Les opérations de sauvetage suspendues plus tôt dans le secteur de Gyirong « continuent en bon ordre », a-t-elle ajouté. Un premier groupe de 21 pompiers chinois, accompagnés d’un chien, a enfin pu parvenir ce vendredi après-midi dans la zone du poste-frontière de Gyirong, au cœur de la zone dévastée, ont rapporté les médias d’Etat.
• Xi Jinping propose l’aide de la ChineLe président Xi Jinping, qui a présidé ce vendredi une réunion sur la situation, a tendu la main à son voisin népalais. « La Chine se tient prête à aider activement le Népal dans ses efforts de sauvetage et à fournir tout le soutien et l’assistance dont elle dispose », a-t-il écrit dans un message de condoléances adressé à son homologue népalais Ram Chandra Paudel, selon CCTV.
Au Népal, l’armée tentait de localiser et d’évacuer une centaine d’ouvriers coincés dans un tunnel sur le chantier d’un barrage hydroélectrique. Les services du Premier ministre népalais ont précisé que 350 ouvriers et habitants avaient déjà été évacués de ce site « dans des conditions très risquées ».
• « 93 000 personnes pourraient avoir été touchées »Cette catastrophe est la plus meurtrière au Népal depuis le tremblement de terre de 2015 qui a fait environ 9 000 morts. En 1993, des crues historiques y avaient causé plus de 1 300 morts. La violence de la crue a été telle que sept corps présumés de victimes ont été retrouvés à plusieurs dizaines de kilomètres en aval, dans l’Etat indien de l’Uttar Pradesh, selon les autorités locales, qui cherchent à confirmer leurs identités.
Les difficultés d’accès aux zones touchées rendent difficiles toute évaluation des dégâts. « Les estimations actuelles suggèrent qu’environ 93 000 personnes pourraient avoir été touchées », a indiqué le chef de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) au Népal, David Fisher, « le traumatisme sera énorme ».
Les inondations et glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson (juin-septembre) au Népal, au Tibet et dans toute l’Asie du Sud. Selon les scientifiques, le changement climatique accroît leur intensité et leur fréquence.
Par Service Actu (avec AFP)
| # | Наименование новости | Тональность | Информативность | Дата публикации |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Inondation dévastatrice au Népal et au Tibet : comment expliquer la catastrophe qui a fait près de 400 morts | 0 | 12.66 | 27-08-2026 |
| 2 | Озеро на грани прорыва: в Непале готовятся к новому наводнению | 0 | 12.6 | 27-08-2026 |
| 3 | Le bilan de la crue dans l'Himalaya franchit la barre des 1000 morts | 0 | 10.76 | 02-09-2026 |
| 4 | Crue au Népal et au Tibet : la Chine accusée de minimiser le bilan humain | 0 | 15.61 | 01-09-2026 |
| 5 | Число погибших при наводнении в Непале увеличилось до 175 человек | 0 | 10.87 | 27-08-2026 |
| 6 | Reuters: Эксперты назвали обрушение ледника причиной наводнения в Непале | 0 | 7.37 | 26-08-2026 |
| 7 | Число жертв наводнения в Непале выросло до 675 человек | 0 | 13.81 | 29-08-2026 |
| 8 | Reuters: число погибших при наводнении в Непале превысило 626 | 0 | 14.69 | 29-08-2026 |
| 9 | El temor a una segunda riada paraliza las labores de rescate en Nepal cuando todavía hay 1.500 desaparecidos | 0 | 9.37 | 28-08-2026 |
| 10 | Число погибших из-за наводнения в Непале выросло до 469 человек | 0 | 23.64 | 28-08-2026 |