Dans l’admirable portrait qu’elle consacre à l’autrice des « Malheurs de Sophie », Véronique de Bure met en scène une femme moderne, à la discipline d’écriture rigoureuse.
La Comtesse de Ségur, née Sophie Rostopchine vers 1860. MARY EVANS/SIPA
Pour aller plus loin
La comtesse de Ségur (1799-1874), née Sophie Rostopchine, fut un jour cette vieille dame installée dans un coquet appartement parisien, où venait chaque jour l’un ou l’autre de ses chers enfants. Elle ne marchait plus guère que pour aller rapidement compulser, dans le secrétaire, quelque papier de la vie courante avant de prendre place dans une chaise longue, en compagnie des livres. Ainsi commence l’envoûtante confession imaginée, avec toute la rigueur d’une historienne amateur, par Véronique de Bure. Elle répond à notre questionnaire sur la « Balzac des petits enfants ».
Quel a été votre premier comtesse de Ségur ?Véronique de Bure Sans surprise, « les Malheurs de Sophie », une édition qui avait appartenu à ma grand-mère enfant. Je devais avoir trois ou quatre ans, et la lecture m’en était faite par ma mère. J’adorais cette petite fille qui faisait une bêtise à la m…
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