Vingt ans après avoir obtenu le prix Goncourt, l’écrivain publie un roman extraordinaire sur la vie d’un bureaucrate dans un régime totalitaire. Mais pourquoi tous ces salauds le hantent-ils ?
L’écrivain franco-américain Jonathan Littell, le 2 octobre à Paris. BENJAMIN LOYSEAU/GALLIMARD
Pour aller plus loin
Jonathan Littell a 38 ans quand il fait une entrée fracassante dans le paysage littéraire en 2006. Son roman « les Bienveillantes », qui raconte la vie d’un SS pendant la Seconde Guerre mondiale, connaît un succès sans précédent et provoque des débats passionnés. Publiant des reportages de guerre et des textes de fiction, l’écrivain franco-américain suit depuis lors une voie singulière, loin du milieu germanopratin (il vit à Barcelone depuis vingt ans).
Avec « l’Héritage », portrait d’un salaud qui semble avoir été imaginé par Kafka lui-même, Jonathan Littell signe son roman le plus ambitieux depuis « les Bienveillantes », dont certains personnages sont, en manière de clin d’œil, transplantés dans celui-ci.
On songe à Kafka en lisant votre nouveau r…Article réservé aux abonnés.
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