Endeuillé par la mort de sa mère en plein Mondial, Didier Deschamps aurait choisi de souffler avant de rebondir ailleurs.
Didier Deschamps souffle ses 58 bougies ce jeudi 15 octobre au terme de mois chargés en émotions. Quelques mois après avoir quitté la tête de l'équipe de France à l'issue de la Coupe du monde 2026, l'ancien sélectionneur des Bleus panse encore une blessure intime : la perte de sa mère, survenue en pleine compétition. Un drame qui aurait bousculé ses projets, selon le journaliste François Vignolle, qui a suivi de près l'aventure des Bleus aux États-Unis.
Un aller-retour au Pays basque pour dire adieu à sa mamanAvant le coup d'envoi du Mondial, le champion du monde 1998 et 2018 se montrait pourtant serein sur la suite de sa carrière. "L'équipe de France va me manquer, forcément parce qu'elle a fait partie de ma vie pendant 14 ans d'affilée. Mais je vous rassure, je ne pars pas à la retraite", assurait-il alors, en évoquant "la liberté de choisir". Mais le décès de sa mère, en plein tournoi, l'a contraint à quitter momentanément les États-Unis pour assister aux obsèques. Une terrible épreuve pour ce Basque né à Bayonne, très attaché à sa terre natale.
Coauteur avec Loïc Tanzi et Philippe Sanfourche du livre Des étoiles dans les yeux, consacré au parcours des Bleus pendant ce Mondial, François Vignolle a évoqué cette douloureuse période auprès de Paris Match comme le relaie le 10Sport. "Au-delà des États-Unis, il a fait cet aller-retour au Pays basque pour enterrer sa maman. Il y a un trop-plein d'émotion qu'il doit évacuer, il va donc se reposer", a-t-il confié, en précisant que le technicien avait depuis fêté son anniversaire auprès de son épouse.
Des propositions sur la table pour Didier Deschamps, mais une fin de règne amèrePour autant, pas question pour Didier Deschamps de tirer définitivement un trait sur le football. "Avant les États-Unis, il était plutôt partant pour repartir assez vite. On sait qu'il a eu beaucoup de propositions, à la fois de clubs et à la fois de sélections. Le statut de sélectionneur lui a beaucoup plu. Donc, il regarde", poursuit le journaliste. La piste italienne a bien été évoquée, avant que la fédération transalpine ne choisisse finalement un autre profil.
François Vignolle ne croit pas pour autant à une longue pause. "Je ne pense pas qu'il aura une traversée du désert de Gobi et qu'il va patienter cinq ans comme a pu le faire Zidane. Il est encore fan de foot. Ce n'est pas quelqu'un qui regarde derrière lui", estime-t-il, au sujet de celui qui a cédé sa place à Zinédine Zidane sur le banc des Bleus. Zizou, lui, avait patienté cinq longues années après son départ du Real Madrid, en 2021, avant de retrouver un poste d’entraîneur. Le journaliste lève aussi le voile sur une fin de mandat plus tendue qu'il n'y paraissait. "Aux États-Unis, il ne se sentira pas soutenu, il a l'impression que la fédération française est déjà passée à Zinédine Zidane", affirme-t-il, en décrivant "comme un mur de Boston" séparant l'hôtel des Bleus des équipes du président de la FFF, Philippe Diallo.
À propos de l’auteur
Ses derniers articles