À Philadelphie, Didier Deschamps a dénoncé des insultes après France–Paraguay, en plein deuil de sa mère. Sa phrase « je m’en serais bien passé » enflamme désormais le Mondial.
Quelques minutes après la victoire des Bleus contre le Paraguay (1-0) en 8ᵉ de finale de la Coupe du monde 2026, Didier Deschamps n’a presque pas parlé de tactique. Le sélectionneur de l’équipe de France a surtout pointé l’atmosphère délétère de ce France-Paraguay à Philadelphie, lâchant cette phrase qui tourne partout : "les insultes, je m’en serais bien passé". Endeuillé depuis la mort de sa mère Ginette, annoncée le 23 juin, Deschamps venait de vivre son premier match à élimination directe depuis les obsèques. Ses mots ont aussitôt été reliés à une possible insulte à la mère de Didier Deschamps, alimentant une polémique qui dépasse désormais le simple cadre sportif.
Le quotidien régional Midi Libre rappelle que la France s’est imposée 1-0 grâce à un penalty de Kylian Mbappé en seconde période, dans un match fermé et très rugueux où les Bleus ont reçu trois cartons jaunes. "Je ne vais pas critiquer l’arbitre mais on finit le match avec trois cartons jaunes alors que j’ai vu beaucoup de choses. Je ne vais pas critiquer le Paraguay, chaque équipe joue comme elle peut mais les insultes, je m’en serais bien passé", a résumé Deschamps en conférence de presse.
Le technicien a décrit "un match engagé, agressif avec beaucoup de temps morts", expliquant être "content que les joueurs aient gardé leur maîtrise" et parlant d’un match où il fallait mettre "les mains dans le cambouis". En face, Gustavo Alfaro a défendu le style de son équipe : "Sur le terrain, nous nous battons comme des lions et défendons ce que nous estimons être à nous", a martelé le sélectionneur argentin du Paraguay.
D’après la chaîne beIN SPORTS, Didier Deschamps a précisé en zone mixte : "Des insultes sont venues du banc de touche paraguayen." Plusieurs médias cités dans la presse, dont le quotidien Le Parisien, rapportent aussi cette formule : "Le banc en face, les insultes, je m’en serais bien passé, surtout certaines." Le "surtout certaines" nourrit l’idée que des propos auraient pu viser sa mère récemment disparue, sans qu’il le dise explicitement.
Le contexte familial pèse lourd dans cette lecture. Comme l’a rappelé le site sportif L’Équipe, Deschamps a quitté le rassemblement des Bleus après le match contre l’Irak, a manqué France-Norvège le 26 juin, puis est revenu pour la phase à élimination directe. Le fait que cet épisode survienne quelques jours seulement après les obsèques renforce l’émotion autour de ses déclarations.
Mis au courant des sous-entendus, Gustavo Alfaro a opposé un démenti catégorique dans la presse paraguayenne et française : "Non, non, non, non. On ne peut pas tomber aussi bas dans le football. (…) Je n’ai rien entendu de tel. (…) Nous ne tombons pas dans ce genre de bassesse." Le sélectionneur, déjà cité par TF1 Info pour son hommage au parcours de son équipe après "16 ans" loin du Mondial, assure qu’il se serait opposé à tout dérapage personnel.
À ce stade, aucune captation audio n’a fait surface et aucune enquête spécifique de la FIFA n’a été annoncée. L’épisode reste donc une affaire de ressenti : un sélectionneur français qui dit avoir entendu des insultes "dont il se serait bien passé", un homologue paraguayen qui jure que son banc n’a pas visé la mère du coach, et une équipe de France qui préfère déjà se tourner vers son quart de finale contre le Maroc à Foxborough.
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