António Costa, président du Conseil européen, assure que l'UE ne cessera pas de soutenir l'Ukraine. Il n'est pas non plus question de lever les sanctions infligées à la Russie. L'objectif reste celui de la fin de la guerre.
Publié le 16/10 à 10h16
Lire dans l'appJuliette Moreau Alvarez
António Costa, président du Conseil européen, assure que l'UE ne cessera pas de soutenir l'Ukraine. Il n'est pas non plus question de lever les sanctions infligées à la Russie. L'objectif reste celui de la fin de la guerre.
"C'est le moment de la paix, ce n'est pas le moment de continuer la guerre." Le président du Conseil européen António Costa a confirmé ce vendredi 16 octobre le soutien indéfectible de l'Union européenne envers l'Ukraine dans sa défense contre l'invasion russe.
Aux côtés de la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen et du chef d'État ukrainien Volodymyr Zelensky, António Costa a assuré devant les journalistes que "le soutien de l'Union européenne à l'Ukraine reste plus fort que jamais".
"Ce n'est pas le moment de retirer le soutien à l'Ukraine. Ce n'est pas le moment d'alléger les sanctions contre la Russie", a-t-il lancé sans ambiguïté.
Il est même "maintenant temps d'augmenter notre soutien" et" d'augmenter notre pression" assure le président du Conseil européen, conditions essentielles "pour amener la Russie à accepter un véritable cessez-le-feu" et pour Moscou de se joindre à la table des négociations afin de "mettre fin à la guerre".
"Vous pouvez toujours compter sur nous""Mon cher Volodymyr, vous pouvez toujours compter sur nous", a insisté António Costa. Le président ukrainien est venu à Bruxelles plaider pour un soutien réaffirmé de ses alliés européens, alors que des tensions ressurgissent avec Donald Trump.
Le soutien financier des États membres est aussi en jeu: en France, la candidate RN à l'élection présidentielle Marine Le Pen a assuré à plusieurs reprises qu'elle couperait les aides bilatérales financières à Kiev six mois après son élection, car Paris "n'a plus les moyens".
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Une ligne opposée donc à celles des dirigeants européens, qui souhaitent continuer à se mobiliser sur tous les fronts pour ouvrir la voie des négociations et mettre fin à la guerre sur le continent. Emmanuel Macron lui-même juge "capital" de donner les moyens à l'Ukraine de se défendre jusqu'à l'espérée armistice.
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