À la MFR La Gardonnenque, à Vézénobres (Gard), apprentis, formateurs et professionnels se sont mobilisés jeudi 15 octobre contre la baisse annoncée des financements de l’apprentissage. En Occitanie, la perte pourrait...
À la MFR La Gardonnenque, à Vézénobres (Gard), apprentis, formateurs et professionnels se sont mobilisés jeudi 15 octobre contre la baisse annoncée des financements de l’apprentissage. En Occitanie, la perte pourrait se chiffrer à près de 100 millions d’euros.
À la Maison familiale rurale (MFR) La Gardonnenque, à Vézénobres (Gard), une question provoque une vive inquiétude : quel avenir pour l’apprentissage si les financements publics viennent à diminuer ? Jeudi 15 octobre, l’établissement a participé à la mobilisation régionale organisée pour alerter sur les conséquences de la baisse annoncée des crédits de l’État, dès 2027.
L’évènement a débuté par la projection d’une vidéo réalisée par les apprentis eux-mêmes, invités à expliquer pourquoi ils ont choisi cette voie. À 11 h 30, un temps d’échange a réuni notamment des élus, dont le vice-président Jean-Luc Gibelin, des responsables, des formateurs, des professionnels et cinq élèves de Terminale GEH de la MFR La Gardonnenque. L’occasion de mettre des visages sur les difficultés déjà rencontrées par certains jeunes.
La table ronde a constitué un temps d’échanges interactifs autour de l’apprentissage et de la formation professionnelle.
MFR La Gardonnenque
Les élèves ont ainsi pu témoigner de leurs recherches de contrats d’apprentissage restées infructueuses, alors même que des employeurs étaient prêts à les accueillir. En cause notamment, des démarches qui n’ont pas abouti faute de financements suffisants.
Pour David Dufix, directeur de la MFR La Gardonnenque, les conséquences pourraient dépasser les seules difficultés individuelles. "La problématique, c’est que cela va faire baisser l’investissement dans les établissements et aussi le nombre d’apprentis", explique-t-il. Selon les estimations avancées par la Région Occitanie, ce "désengagement brutal" représenterait une perte estimée à près de 100 millions d’euros. La collectivité évoque 10 000 places de formation pour les demandeurs d’emploi menacées et plus de 4 000 jeunes apprentis susceptibles d’être privés de soutien.
À Vézénobres, la mobilisation s’inscrit dans une démarche régionale destinée à peser sur les débats à venir. Pour David Dufix, l’enjeu est aussi de rendre ces inquiétudes visibles auprès des familles et du grand public. Car derrière les lignes budgétaires, c’est l’accès des jeunes à la formation et aux métiers qui se joue.