Fin 2019, au Canada, le prince Harry s’effondre après des années à vivre sous tension permanente. Dans une MasterClass inédite, il raconte comment cette chute l’a bouleversé.
Dans une MasterClass intitulée Redefining Grief: Building Resilience Through Loss, enregistrée avec la neuroscientifique Mary-Frances O’Connor et mise en ligne le 8 octobre 2026, le prince Harry revient sur la période où il a quitté le Royaume-Uni pour le Canada en 2019. En effet, le duc de Sussex, 42 ans, explique qu’après ce déménagement avec Meghan Markle et leur fils Archie, il a "sombré pendant deux semaines" et était, selon ses mots, "devenu incapable de faire quoi que ce soit à la maison". Ce crash brutal survient loin de "l’environnement stressant" de Londres où son corps vivait, dit-il, gorgé d’adrénaline, comme le rapporte la chaîne d’information CNews. Harry décrit une chute d’adrénaline en "deux ou trois jours", suivie d’une "dépression pendant environ deux semaines".
Fin 2019, le Canada comme parenthèse qui dérailleSelon le site de divertissement Programme TV, Harry, Meghan et leur nouveau-né quittent le Royaume-Uni fin 2019 pour s’installer temporairement au Canada "pour réfléchir". Quelques jours après l’arrivée, "au Canada, loin de l’environnement stressant où mon corps était sans doute gorgé d’adrénaline, j’ai subi, en deux ou trois jours, une chute d’adrénaline que je n’avais jamais vécue auparavant", raconte-t-il. "J’ai même sombré dans la dépression pendant environ deux semaines et j’avais l’impression d’être incapable de fonctionner sans adrénaline."
Crash d’adrénaline et dépression, un corps qui lâche"C’était comme si j’avais besoin de stress pour que l’adrénaline me permette de fonctionner, car j’étais devenu incapable de faire quoi que ce soit à la maison", confie le prince, qui décrit un quotidien vidé d’énergie une fois la pression retombée. Vivre des années dans un rythme où chaque engagement, chaque flash de photographe maintient un niveau de stress élevé peut conduire, une fois la tension coupée, à un effondrement fait de fatigue et de perte d’initiative.
Le fils cadet de Charles III voit dans cet épisode le prolongement direct du deuil de sa mère, la princesse Diana. "Pendant quinze ou vingt ans, quand on me demandait : 'Ça va ?', je répondais : 'Oui, ça va.' J’étais comme anesthésié, comme coupé de mes émotions. Et sans m’en rendre compte, l’adrénaline me poussait, me faisait avancer." "C’est ce qui m’a poussé à m’engager dans l’armée à l’âge de 20 ans, relate-t-il." Après sa deuxième mission en Afghanistan en 2013, il commence à réaliser que ces expériences ont réveillé des traumatismes plus anciens.
Crises de panique et vie publique sous pressionLes engagements officiels deviennent le théâtre d’une "panique absolue". "La panique, c'était de devoir enfiler mon costume, ma veste et ma cravate et de me sentir soudain suffoquer. La panique, c'était d'aller d'un point A à un point B, de sortir de la voiture devant tous les appareils photo et les clics." Il évoque la peur de transpirer, de paraître décoiffé, "l’impression de sortir d’un combat de boxe" après chaque apparition, et reconnaît que "il y a des engagements publics qui font encore monter l'adrénaline. Je ne vais pas vous mentir".
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