Les Carcassonnais ont échoué, samedi au stade Jean-Bouin de Paris, en finale du championnat de France contre les Baroudeurs de Pia.
Les Carcassonnais ont échoué, samedi au stade Jean-Bouin de Paris, en finale du championnat de France contre les Baroudeurs de Pia.
Paris perdu : Jean-Bouin a patienté longtemps avant de savoir quel nom serait gravé sur le Bouclier Max-Rousié. Les "Baroudeurs" et Carcassonnais se sont neutralisés dans un combat épique, mélange de force et d’éclats, sur un rythme d’enfer. Le leader et son dauphin se sont toisés, empoignés, percutés, perturbés dans une débauche de jeu. Tous ces gladiateurs des temps modernes méritaient le pouce levé, mais il n’y a qu’une seule couronne de lauriers. Et c’est quand les muscles sont carbonisés, que le doute obstrue la lucidité et que le drop du bonheur devient une obsession, que les dieux du (magnifique) stade ont décidé. Ce sera Pia qui succédera à Albi. Pour Carca, en quête d’un doublé, c’est « Paris » perdu. Mais que le combat fut exaltant.
Les Joyeux Canaris en force : Ils étaient là, drapés de "jaune et noir", la bonne humeur en bandoulière, nos Joyeux Canaris ! Ils n’ont pas hésité à dérouler les kilomètres pour être aux côtés de leurs favoris. À temps pour leur faire une enthousiasmante haie d’honneur avant qu’ils ne s’engouffrent dans les entrailles de Jean-Bouin, bulle de béton accrochée comme un talonneur entre le Parc des doubles princes de l’Europe et les mythiques terres ocres de Roland-Garros. Leur rôle de quatorzième homme n’aura malheureusement pas suffi à inverser le cours du destin. Mais ils en ont vu d’autres, et s’il faut y revenir, ils y reviendront !
Aux Halles comme au stade : Le club a pu monter sa fan-zone sous les halles, place Eggenfelden, pour permettre à tous ceux qui n’ont pu accompagner les Canaris au pied de la Tour Eiffel, de vivre ce grand rendez-vous. La tension montait au fur et à mesure que les tampons distribués généreusement sur la pelouse francilienne crevaient l’écran. Comme les copains montés à la capitale, à la conquête d’un 14e sacre, on y a cru jusqu’au bout !
Service minimum : Si le club carcassonnais est honoré d’avoir participé à cette grande fête du XIII dans la capitale, il regrette toutefois que la finale du Super XIII en préambule de Dragons-Wigan, n’aie pu bénéficier d’un "habillage" aujourd’hui courant dans le monde du sport : exit les arbitres d’en-but, exit le chrono ("mais combien reste-t-il ?" fut la litanie en tribunes), quid de la vidéo ? Autant d’auxiliaires qui aident à la compréhension et atténuent certaines tensions. Des standards que l’on retrouvait dès le coup d’envoi du choc de Super League. Un constat que dénonçait le coach Frédéric Camel, sans que la victoire des Salanquais ne soit remise en cause. Oui ! Ces deux grandes équipes méritaient un meilleur accompagnement ; plus de respect diront certains.
Les joueurs régalent : Malgré la déception de voir s’effacer ce rêve de titre au bout du bout d’une palpitante confrontation, on n’oubliera pas la formidable saison des "jaune et noir", le jeu spectaculaire et efficace proposé de semaine en semaine, et bien évidemment la Coupe de France, rapatriée dans la vitrine aux trophées du club. On appréciera aussi la disponibilité des joueurs, leur proximité avec ceux qui les accompagnent d’un bout à l’autre de la saison. Voilà pourquoi les supporters sont tout heureux de répondre à l’invitation d’Alexis Escamilla et ses comparses pour le "Brasero des Joueurs", vendredi 12 juin, au stade Domec, à partir de 19 h. DJ Guilhom sera aux manettes, et l’équipe aux fourneaux. Le trésorier ne vous demandera que 13 €. Alors pourquoi se priver de refaire le match en toute convivialité ? Réservez avant le 10 juin, 18 h, au 04 68 77 59 01.