Ce vendredi 25 septembre, la justice a renvoyé 11 suspects devant la cour d’assises des mineurs de la Drôme.
Ce vendredi 25 septembre, la justice a renvoyé 11 suspects devant la cour d’assises des mineurs de la Drôme.

OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
C’est derrière les murs de cette salle des fêtes de la Drôme qu’une altercation entre jeunes avait conduit à la mort du jeune Thomas en novembre dernier.
Ultime retournement de situation. Ce vendredi 25 septembre 2026, la justice a renvoyé aux assises 11 suspects pour le meurtre de Thomas Perotto en novembre 2023 dans le village drômois de Crépol, avec la circonstance aggravante de racisme, ont indiqué à l’AFP deux sources proches du dossier.
L’un d’eux étant mineur au moment des faits, ils sont tous renvoyés devant la cour d’assises des mineurs de la Drôme. Un 12e sera jugé pour des violences volontaires avec arme, selon ces sources qui confirmaient une information de BFMTV.
Compte tenu des recours possibles, le procès ne devrait pas se tenir avant plusieurs mois. Au total, 14 jeunes hommes avaient été mis en examen dans ce dossier, mais deux ont bénéficié d’un non-lieu.
Une « loi du silence » forte sur ce dossierAlors que la circonstance aggravante de « racisme » avait été retenue à la fin du mois de juillet, le parquet de Valence l’avait contestée le 17 août dernier. Dans son réquisitoire, le parquet de Valence indiquait alors que les témoignages évoquant des propos racistes sont « minoritaires », « imprécis et parfois contradictoires ». Aucun témoin n’était par ailleurs capable de les attribuer à l’un des mis en cause, ne permettant pas de retenir la circonstance aggravante de racisme.
Finalement, les juges ont retenu la circonstance aggravante de racisme sur la base des déclarations d’une petite vingtaine de témoins qui assurent notamment avoir entendu : « on est là pour planter des Blancs » ou « sale Français de merde », apprend-on ce vendredi.
En raison d’une « loi du silence » forte dans ce dossier, selon ces sources, l’enquête n’a pas permis de déterminer quel accusé a porté le coup mortel au rugbyman de 16 ans à la fin du bal de l’hiver du petit bourg de Crépol.
Les juges d’instruction ont donc retenu le concept pénal de « scène unique » qui permet de juger tous les membres d’un groupe pour un crime, au motif qu’ils ont tous pris part aux violences.