Depuis le début de la contestation, les élus LFI sont omniprésents devant les blocus lycéens des quartiers populaires. S’ils nient toute implication dans l’organisation du mouvement, ils comptent bien renforcer leur hégémonie auprès de la jeunesse.
Manifestation devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, le 29 septembre 2026. LUC AUFFRET/ANADOLU VIA AFP
A Saint-Denis, le mouvement lycéen est l’occasion d’un nouveau show de Bally Bagayoko. Devant les lycées Paul-Eluard et Frédéric-Bartholdi, le maire insoumis élu en mars dernier est acclamé à chacune de ses interventions par les jeunes manifestants, auxquels il est venu « apporter [s]on soutien » ces lundi 28 et mardi 29 septembre. Sur les réseaux sociaux, on l’a vu tour à tour aider à éteindre un feu de poubelle – une séquence à l’origine de fake news l’accusant d’avoir participé aux débordements, voire d’avoir allumé le feu lui-même – ou chanter « la Marseillaise » au milieu d’une foule d’élèves extatiques. S’il s’est posé en médiateur entre lycéens et policiers aux abords des établissements, l’édile a dénoncé des « provocations policières » et estimé que « la violence, à un moment donné, peut être légitime ». Une réponse au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui a qualifié les mobilisations de « violences urbaines ».
Bally Bagayoko a ensuite rapidement précisé son propos sur l’usage de la violence, qui a déclenché une vive polémique : « Chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux. Pour une raison simple : quand on vous bafoue dans vos droits et que vous, vous dérapez, forcément vous devenez coupable. » Mais ce …
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