De l’extrême droite au Parti socialiste, l’idée d’introduire une dose de capitalisation dans les retraites, portée par plusieurs candidats, s’est invitée en haut de la pile des débats présidentiels. Mais derrière cette proposition, bien des questions demeurent.
Gabriel Attal interviewé par la presse lors du débat présidentiel organisé par la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), du Medef à Roland-Garros, à Paris, en France, le 26 août 2026. MAEL GHAZI/HANS LUCAS VIA AFP
Pour sauver la répartition, instaurons la capitalisation ! Le paradoxe n’effraie pas les candidats à la présidentielle, qui y vont chacun de leur proposition pour ajouter une « dose », une « brique » ou un « pilier » de capitalisation obligatoire au régime de retraite. Poussée historiquement par le patronat et les financiers, assureurs en tête, l’idée consiste à compléter le système par répartition (dans lequel les actifs d’aujourd’hui cotisent pour les retraités d’aujourd’hui) d’une part de capitalisation collective obligatoire, comme en Suède ou au Danemark (l’argent des actifs est placé sur les marchés, et ils en récupèrent les fruits à la retraite).
A droite, Bruno Retailleau (LR), Gabriel Attal (Renaissance) ou encore Xavier Bertrand se sont exprimés en faveur du développement de la capitalisation. L’ex-Premier ministre Edouard Philippe, qui cherche toujours à faire oublier son projet de retraite à 67 ans, s’y est également converti, proposant…
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