Depuis 2021, Éléonore Gay part à la rencontre des Européens, abordant avec eux des problématiques économiques, éducatives, migratoires… Une émission intelligemment menée, à voir le jeudi soir et le dimanche midi.
Depuis 2021, Éléonore Gay part à la rencontre des Européens, abordant avec eux des problématiques économiques, éducatives, migratoires… Une émission intelligemment menée, à voir le jeudi soir et le dimanche midi.
Publié le 27 septembre 2026 à 09h00
Pour avoir connu plusieurs chaînes et œuvré à la rédaction en chef d’Envoyé spécial comme à celle du 20 heures de France 2, Éléonore Gay sait à quel point l’Europe a la réputation de faire chuter l’audience. « J’ai toujours dit que l’on pouvait la rendre plus sexy, rectifie-t-elle. Cela suppose de la sortir de la nébuleuse bruxelloise à laquelle certains la réduisent trop souvent, pour montrer à quel point l’actualité de nos voisins nous concerne tous. » Telle est la conviction qu’elle défend depuis 2021 aux manettes du magazine Nous, les Européens, dont elle assure aussi la présentation.
Cette semaine, c’est à Chypre que l’émission nous emmène, pour évoquer les effets du tourisme de masse sur l’environnement, avant de retrouver la journaliste sur la bande qui divise l’île en deux entités politiques distinctes ; mais aussi dans un hôtel de luxe de Nicosie, où des chanteurs chypriotes grecs et turcs mêlent leurs voix dans une chorale bicommunautaire. Des questions de frontières aux problématiques agricoles, éducatives ou migratoires, toutes les thématiques qui font l’actualité trouvent leur place dans ce rendez-vous hebdomadaire, abordées sous un angle résolument humain, par le biais de rencontres dont certaines ont marqué Éléonore Gay. Avec la Bosnienne Irma Behlulović, par exemple, en février dernier, qui, lors du siège de Sarajevo (1992-1996), avait bravé les tirs pour distribuer des repas et faire l’école à des enfants. « C’était en 1993, et une équipe de France Télévisions avait alors filmé cette femme formidable, se souvient la journaliste. Nous avons réussi à la retrouver, et elle a accepté de revenir sur les lieux pour la première fois depuis plus de trente ans. Son témoignage m’a bouleversée. »
Les grands thèmes de la présidentielleTraiter de l’Europe à travers celles et ceux qui l’habitent permet en outre d’éveiller l’intérêt des téléspectateurs sur des sujets pas toujours séduisants. « Nous n’attendions pas de l’exploitation du gaz dans l’extrême nord de la Norvège qu’elle permette de réaliser un reportage très visuel ni très humain : ça a pourtant été l’une des meilleures audiences de la saison passée. » Preuve que la méthode paie, et que les questions européennes ne manquent pas d’attrait à condition qu’on les aborde de manière partageuse.
Si celles-ci ont peu de chance d’agiter la campagne présidentielle, les grands thèmes abordés par les candidats se retrouveront logiquement dans les émissions à venir. Conçu par une petite équipe interne à France Télévisions — à laquelle des journalistes de la rédaction peuvent parfois prêter main-forte —, Nous, les Européens bénéficie d’une grande réactivité, dont Éléonore Gay entend tirer profit au cours des prochains mois. Soucieuse de transmettre au plus grand nombre son amour de l’Europe, elle y sera aidée cette saison par un aménagement de sa programmation. Diffusée sur France 2 tardivement le jeudi, dans la foulée de Complément d’enquête, l’émission l’est aussi désormais sur France 3 le dimanche midi, juste avant le journal régional. De quoi toucher plus largement encore les Européens que nous sommes.
Nous, les Européens, dimanche 27 septembre à 12h00, sur France 3.
Le magazine en format numérique
Les plus lus