Président du comité départemental du Lot-et-Garonne, Jean-Marc Garin se confie, avant la cinquième édition des très attendus Trophées du rugby amateur, ce mercredi à Boé.
Président du comité départemental du Lot-et-Garonne, Jean-Marc Garin se confie, avant la cinquième édition des très attendus Trophées du rugby amateur, ce mercredi à Boé.
Jean-Marc, que retenez-vous de la saison écoulée ?
Pour parler des finales de Terroir, cela s’est très bien passé. Autant chez les filles que chez les garçons, il y a eu du monde. C’était une belle fin de saison pour les clubs. Ensuite, pour ce qui est du championnat de France, on a eu moins de clubs représentés. La saison d’avant, on en avait un peu plus en phases finales. Cette année, on a eu moins de clubs. Chacun a joué à son niveau. Si les clubs ne se sont pas qualifiés, c’est que leur niveau est à cette place-là. Il n’y a personne qui monte en Fédérale 3. Il y a eu quelques descentes. Il ne faut pas se cacher. On est peut-être un peu faibles.
Des domaines sont-ils à revoir ?
On revoit un peu la formation, parce que, si on n’a pas de résultats, c’est qu’il faut que les clubs retravaillent sur la formation, avec des remises à niveau. Cela se paye cash. Mais après, l’ensemble de la saison s’est assez bien déroulé au niveau de tous les clubs. La seule chose qui dérange, c’est qu’il n’y a pas trop de clubs qualifiés pour le championnat de France.
Les 4 Cantons-BHAP, auteurs d’un joli parcours, sont-ils un modèle à suivre sur la formation ?
Ils ont mis ce qu’il fallait en place. Ils ont de bons résultats avec l’équipe une. Ils font un gros travail, que ce soit sur les Cadets, les Juniors, et les seniors, qui sont sur la même longueur d’onde. Mais, aujourd’hui, je pense qu’il y a trop de clubs en entente. Les jeunes, dans le suivi, ne sont pas habitués au système de jeu. Le système de jeu doit être mis en place par rapport aux qualités des joueurs. Mais c’est ce suivi qui nous manque.
La formation se porterait-elle mieux avec moins d’ententes ?
Il faudrait respecter un peu l’argument fédéral. Si tu as quinze jeunes, tu joues à X. Tu ne fais pas de rassemblement. Les gens n’en veulent pas, mais le X est plus formateur que le XV. Parce que tu as ton collectif, tu joues. Tandis qu’à quinze, tu fais une sélection de trente joueurs en groupe… Les éducateurs doivent prendre le temps de faire progresser. Dans d’autres départements, certains clubs ont démarré à dix. Aujourd’hui, ils ont chacun une équipe à quinze, en Cadets, en Juniors… Mais c’est dur à faire entrer dans les mœurs. Quand il y a trop de gamins, on perd la formation. On le voit nous aussi avec la section départementale.
Ce discours est-il entendu ?
Non, les clubs ne veulent pas. Des rassemblements ont quarante gamins et deux équipes, donc tu fais deux niveaux, mais à quel prix ?
L’idée de rassemblement d’Agen Agglo doit être bien perçue ?
Oui. On l’a mis en place cette année. Le but n’est pas que le SUA vienne recruter les gamins. Les joueurs sont toujours licenciés dans leur club. Ils peuvent jouer dans les deux clubs. On sait que la SUA ne prendra pas tous les joueurs. Donc, à tour de rôle, cela va tourner. Le joueur qui aura des qualités supérieures sera recruté. Les autres reviendront dans leur club. Le but est de ne pas piller un club, car tu te retrouves avec pas assez de joueurs pour jouer en Cadets. Tandis que là, on sait que les clubs pourront garder un effectif pour jouer à leur niveau, et les deux ou trois qui sont supérieurs pourront jouer avec le SUA.
Savez-vous le nombre de licenciés dans le département ?
On est à plus de 6 200. C’est à peu près comme l’an dernier. On a retrouvé des chiffres comme en 2012. On avait diminué, et, depuis deux ans, on est remontés à plus de 6 000.
Des changements majeurs sont-ils à signaler sur les chiffres ?
Les filles ont beaucoup augmenté ces derniers temps, et, cette année, il y a eu beaucoup de rentrées dans les écoles de rugby. Beaucoup de petits arrivent dans les catégories babys. Pourquoi ? Les équipes de France tournent bien, même au niveau féminin. Cela amène les filles vers le rugby. Je vois qu’il y a beaucoup de filles et de petites qui arrivent au rugby.
Que pouvez-vous nous dire sur les Trophées du rugby amateur ?
Cette soirée met des joueurs en valeur. Après, je crois que les clubs jouent le jeu à voter, même s’il y a un regret pour ceux qui ne participent pas, qui n’inscrivent pas des joueurs. Ils sont invités à la soirée, mais je pense à la plupart des joueurs bénévoles. C’est bien de les représenter pour les récompenser. Les clubs sont contents de cette soirée. Ils demandent quand elle a lieu, même au niveau des élus. C’est une chose qui rentre dans les mœurs, qui plaît. Les clubs sont mélangés, c’est agréable, il y a un échange… C’est plus convivial. Cela fait bouger les villages. Quand on voit le monde qui vient, c’est que cela a pris une vraie importance…