Reportées de plusieurs heures dans plusieurs villes des Etats-Unis en raison des orages, les festivités ont finalement battu leur plein, sous la forte influence du président américain.
Un feu d’artifice illuminant le National Mall à Washington DC, pour les 250 ans de l’indépendance des Etats-Unis, le 5 juillet 2026. KENT NISHIMURA / AFP
Les conditions météorologiques pourtant défavorables n’ont pas eu raison de Donald Trump. Malgré la vague de chaleur extrême dans l’est des Etats-Unis – le thermomètre est monté jusqu’à 39,4 °C à Washington, un record pour un 4 juillet, le président américain a tout de même célébré le 250e anniversaire du pays.
Des célébrations marquées par la démesure du président américain, ayant promis le plus grand feu d’artifice au monde. Une humilité dont a encore fait preuve Donald Trump, se félicitant à plusieurs reprises et affirmant la grandeur de l’Amérique.
Dans la nuit rafraîchie par l’orage, Donald Trump a tenu un discours aux accents plus patriotiques que politiques, malgré ses promesses d’un grand meeting aux allures de campagne électorale. Une prise de parole où le président américain a rendu hommage aux anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée et de la guerre du Vietnam, figures très respectées aux Etats-Unis. Et où il a également affirmé que son pays était « le chef-d’œuvre de l’histoire de l’humanité ».
« Ce drapeau est l’étendard de la plus extraordinaire, de la plus exceptionnelle, de la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur Terre », a-t-il joué, en décrivant les Etats-Unis comme « la terre de la liberté ».
Un discours où Donald Trump s’est également congratulé des campagnes militaires menées au Venezuela et en Iran. Ajoutant même que Washington avait « anéanti » l’armée iranienne.
Un discours patriotique lors duquel il en a profité pour répéter sa rhétorique du moment contre la « menace communiste » que représente selon lui l’opposition démocrate, après une série de victoires dans des primaires de candidats de l’aile gauche de ce parti et à l’approche des élections cruciales de mi-mandat début novembre. « C’est comme un cancer, il faut l’éradiquer », a-t-il déclaré.
« Nos soldats ne se sont pas battus sur les champs de bataille à travers le monde pour que cette affreuse menace ressurgisse ici, en Amérique », a ajouté le président américain. « Nous ne laisserons pas ça arriver. »
La veille déjà, depuis l’emblématique Mont Rushmore, il avait affirmé que l’identité américaine subissait une « nouvelle offensive » venant de « radicaux et d’extrémistes » et évoqué une « résurgence de la menace communiste sur notre sol ».
Une prise de parole retardée d’une heure et demie après que le Mall a dû être évacué en raison d’un orage. Auparavant, le président américain – qui a tout fait pour transformer cet anniversaire des Etats-Unis en célébration de sa propre personne – a affirmé à la chaîne de télévision américaine Fox News que si les vétérans de la Seconde Guerre mondiale avaient pu prendre d’assaut les plages de Normandie malgré les intempéries, rien ne pourrait l’empêcher lui aussi.
Lorsque l’évacuation a été ordonnée, elle a été accueillie par des huées de spectateurs, des centaines de personnes refusant de partir. Des policiers équipés de sifflets se sont employés à faire quitter les lieux aux récalcitrants.
« Je ne vais pas laisser un peu de pluie gâcher notre 250e anniversaire », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social, lui qui avait promis le plus grand feu d’artifice au monde : 850 000 fusées pendant 40 minutes.
Malgré l’heure tardive et la confusion, des milliers de personnes sont revenues se masser devant la scène installée entre l’obélisque du Washington Monument et le Lincoln Memorial. A New York, le spectaculaire feu d’artifice a été avancé en raison des conditions orageuses.
Par Service Actu (avec AFP)