La taxe sur les résidences secondaires à New York provoque la colère du président américain Donald Trump qui menace désormais d’intervenir. ...
"Taxer les riches". C'était l'une des promesses du démocrate Zohran Mamdani, lors de son élection à la mairie de New York en novembre dernier. Une politique qui ne plaît visiblement pas du tout à Donald Trump, qui vient de le faire savoir.
Dans un post sur son réseau social Truth Social, le président a en effet déclaré, à sa manière, être totalement contre les mesures prises par le nouveau maire de New York concernant les taxes sur les résidences secondaires. "Cette dangereuse expérience politique menée à New York détruira ce qui fut autrefois une grande ville et un grand État", a-t-il déclaré. Le président américain a également assuré qu'il cherchait à interférer en examinant si le gouvernement fédéral "avait le droit légal d'empêcher ce désastre, avant qu'il ne soit trop tard".
Capture d'écran du compte Truth Social de Donald Trump. ©Truth SocialPour rappel, Mamdani a instauré une taxe sur les résidences secondaires de grande valeur, avec l'objectif de générer des recettes supplémentaires pour la ville. Fin juillet, le maire de New York s'était ainsi attiré les foudres des New-Yorkais les plus aisés en publiant une liste de noms et adresses des personnes (dont certaines stars d'Hollywood) potentiellement concernées par la taxe sur les résidences secondaires d'une valeur de plus de cinq millions de dollars, le "pied-à-terre tax".
Zohran Mamdani suscite la colère à New York en publiant les noms et adresses des personnes visées par sa taxe sur les résidences secondairesMamdani avait annoncé que cette politique devrait rapporter 500 millions de dollars de recettes à la ville, provenant de 13 000 résidences secondaires. L'objectif étant de "combler le déficit budgétaire structurel de la ville".
guillement"C'est du pur amateurisme, et il est difficile, en tant que président des États-Unis d'Amérique, de rester les bras croisés à regarder cela"
Le président américain, qui a fait fortune et hérité d'une partie de son patrimoine à New York, n'avait jusqu'ici pas réagi. C'est désormais chose faite.
La colère de TrumpEt le président américain n'a pas mâché ses mots face à Mamdani. "C'est du pur amateurisme, et il est difficile, en tant que président des États-Unis d'Amérique, de rester les bras croisés à regarder cela se produire, surtout dans un endroit que j'ai autrefois aimé", a-t-il écrit sur Truth Social. Ce dernier a également affirmé que cette taxe entraînerait "une RUINE financière, puis sociale", n'hésitant pas à qualifier Mamdani directement "de Jihadistes de l'extrême gauche".
Donald Trump estime par ailleurs que la taxe pourrait pousser des milliers de propriétaires fortunés à quitter New York pour s'installer dans des États où la fiscalité est plus avantageuse, comme la Floride ou le Texas. Un exode qui, selon lui, finirait par réduire, voire annuler, les recettes supplémentaires attendues par la ville.
Un juge bloque déjà la taxeLa mesure vient par ailleurs de subir un premier revers judiciaire. Ce lundi, un juge new-yorkais a temporairement bloqué la mise en œuvre de la taxe, à la suite d'une action en justice déposée la semaine dernière par un groupe de propriétaires visant directement le maire et le directeur des finances de la ville.
Zohran Mamdani, des promesses à plusieurs milliards de dollars face à la colère de Donald TrumpLes plaignants affirmaient alors que la ville avait classé à tort leurs propriétés comme potentiellement soumises à la taxe, alors même qu'il s'agirait de leurs résidences principales, rapporte le Wall Street Journal. Cette suspension temporaire interdit donc à la ville d'envoyer de nouveaux courriers informant les propriétaires de leur éventuelle obligation fiscale et de retirer la liste publique des propriétés concernées.
Interrogé par le média britannique The Guardian, Matt Rauschenbach, le porte-parole de Mamdani, a critiqué la décision et a indiqué que le cabinet du maire Mamdani prévoyait maintenant de faire appel. Reste désormais à voir si l'administration Trump décidera, elle aussi, d'intervenir dans ce bras de fer.
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