Ce film est projeté partout cette semaine.
Ce film est projeté partout cette semaine.
Parmi la pléthore de super-héros plus ou moins intéressants que le cinéma commercial américain envoie à longueur d’année sur nos écrans, Spider-Man est peut-être le plus passionnant. Héros invincible dès qu’il revêt son costume, mais garçon torturé par ses responsabilités, par ses questions morales et existentielles sitôt le masque tombé, il est le Hamlet des personnages de Marvel. Destin Daniel Cretton, réalisateur de ces énièmes aventures de l’homme-araignée intitulées Spider-Man : Brand new day, l’a bien compris et rend pleinement justice au personnage dans son film aussi mouvementé qu’introspectif.
Plus sombre, plus tourmenté que les autres épisodes, celui-ci nous montre un héros usé par ses exploits, cassant du méchant comme d’autres pointent à l’usine. Il faudra l’arrivée d’une nouvelle super-vilaine particulièrement maléfique (formidable personnage que cette psychopathe télépathe) pour le sortir de sa torpeur et réhabiliter un héros qui avait tendance à se faire oublier.
Un film d'actionCommence alors l’action pure, qui renoue là aussi avec ce qu’on a aimé jadis dans les Spider-movies : le vertige, le rythme, la caméra embarquée dans les folles ascensions de notre héros, l’humour et surtout l’ancrage dans le monde réel de ce New-York vertical particulièrement bien senti (loin des multivers fatigants développés par ailleurs).
Le film s’essouffle à la longue et retombe dans ses ornières, mais il nous aura quand même donné de belles scènes, de bonnes bastons qui raviront les fans d’action et quelques envolées métaphysiques qui satisferont aussi les spectateurs intellos.