Avec de nombreux bateaux de plaisance et jet-skis sur le littoral de l’Aude, le danger peut vite venir. Entre Port-La Nouvelle et Leucate, les équipes des Affaires maritimes ont effectué une opération "Sécurité mer"...
Avec de nombreux bateaux de plaisance et jet-skis sur le littoral de l’Aude, le danger peut vite venir. Entre Port-La Nouvelle et Leucate, les équipes des Affaires maritimes ont effectué une opération "Sécurité mer" ce mardi 11 août, afin de sensibiliser aux bonnes pratiques en mer.
Quelques conseils pour bien prendre la mer. Ce mardi 11 août, l’opération "Sécurité mer" s’est tenue sur le littoral audois, afin de contrôler et sensibiliser les usagers de la mer. De Port-La Nouvelle à Leucate en passant par La Franqui, Vieille-Nouvelle et l’étang de Salses-Leucate, les équipes des Affaires maritimes, accompagnées de la gendarmerie nationale et sous l’autorité du préfet maritime de la Méditerranée, ont contrôlé la conformité de plusieurs bateaux et jet-skis navigant sur la Méditerranée.
Les jet-skis sont aussi sujets à des contrôles, notamment les moniteurs pour les groupes de randonnée.
L’Indépendant - Julie Auque
"Ce sont des opérations que nous effectuons entre deux et quatre fois par an, en fonction de la zone et des conditions", explique Johann Schlosser, chef adjoint du service mer et littoral à la Direction départementale des territoires et de la mer des Pyrénées-Orientales et de l’Aude. En 2025, 90 personnes ont perdu la vie en Méditerranée, signe que ces opérations sont encore nécessaires.
Trois principes : préparer, équiper, alerterPour cette opération estivale, l’approche a été axée sur les plaisanciers. "La mer, comme peut l’être la montagne par exemple, est un espace de liberté contrôlé. On ne peut pas y faire n’importe quoi comme on veut avec ce qu’on veut", explique Johann Schlosser. Accompagnés de Roland Gaudel, responsable de l’unité de contrôle, et Sylvain, agent de contrôle, ils partent à la rencontre de divers plaisanciers en bateau ou en jet-ski, afin de vérifier la conformité de leur embarcation.
Johann Schlosser, Roland Gaudel et Sylvain ont veillé sur la côte de Leucate ce mardi 11 août.
L’Indépendant - Julie Auque
Pour circuler avec son bateau, il faut avoir un permis dédié et plusieurs outils de sécurité : gilets de sauvetage, extincteur, fusées de détresse, lampe torche… "Ce sont des éléments qu’il faut contrôler régulièrement sur son bateau, pointe Johann Schlosser, parce qu’ils doivent être récents ou ne pas aller au-delà d’une date de péremption, ce qui peut être le cas des fusées de détresse." Une approche qui s’aligne avec les trois grands principes : préparer, en anticipant la sortie qu’on veut effecture ; équiper, avec la préparation du matériel ; et alerter, via le VHF 16 et le numéro d’urgence 196 en cas de problème.
Deux applications pour déclarer ses pêchesCeux qui s’aventurent à faire de la pêche doivent s’inscrire sur l’application RecFishing, ou sur CatchMachine dans le cas où ils pêchent dans un parc naturel marin, comme celui du Golfe du Lion. "Ils sont obligés de déclarer sur ces applications ce qu’ils pêchent, même s’ils ne pêchent rien en fin de compte", ajoute Johann Schlosser. Ce qui permet de contrôler ce qui est pêché en mer, notamment les espèces rares qui sont soumises à quotas et autorisations : thon rouge, daurade…
Les pêcheurs doivent déclarer leurs prises ou pas via des applications dédiées.
L’Indépendant - Julie Auque
Un contrôle a aussi été fait au niveau des Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion, entre Leucate et Le Barcarès, dans le cas où des plaisanciers seraient allés jusqu’à 16 km de la côte. "Afin de garantir un fonctionnement du parc éolien sans problème, un périmètre d’exclusions successives est appliqué pour qu’on n’ait pas de plaisancier qui vienne jusqu’aux éoliennes, explique Johann Schlosser. Mais cette zone n’a pas l’air fréquentée jusqu’ici par eux, c’est bien."
Une opération qui permet aussi de mettre en action les missions environnementales : un jouet gonflable entre plastique et aluminium a été trouvé au large, à une dizaine de kilomètres de la côte. "Cet objet aurait pu être très dangereux pour une tortue qui serait passée par là", affirme Roland Gaudel. Preuve que le contrôle en mer n’est pas que pour les plaisanciers.