Des ossements ont été retrouvés dans le Tarn jeudi, 10 jours après les aveux de Cédric Jubillar d'avoir été à "l'origine de la mort" de son épouse Delphine Aussaguel fin 2020.
Des ossements ont été retrouvés dans le Tarn jeudi, 10 jours après les aveux de Cédric Jubillar d'avoir été à "l'origine de la mort" de son épouse Delphine Aussaguel fin 2020.
Publié le 16/07/2026 18:04 Mis à jour le 17/07/2026 07:40
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Affiche "la vérité pour Delphine". (FRED SCHEIBER / AFP)
"Petit à petit, on se rapproche peut-être de la vérité", a déclaré jeudi 16 juillet sur franceinfo Danaé Jeanclos, avocate d'Anne, la meilleure amie de Delphine Jubillar, après la découverte d'ossements dans le cadre des recherches relancées à la suite des aveux de Cédric Jubillar. Les ossements doivent désormais être analysés pour confirmer qu'ils appartiennent bien à l'infirmière de 33 ans, disparue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines dans le Tarn.
Pour Anne, la meilleure amie de Delphine, la nouvelle des fouilles de jeudi matin, puis la découverte d'ossements, "a été difficile, une fois de plus. Tout d'abord, il y a eu la disparition. Ensuite, il y a eu les aveux. Maintenant, il y a la découverte du corps. C'est un petit peu en cascade en fait", a déclaré son avocate. "C'est difficile, parce que je pense, et elle me le répète, qu'elle était encore et toujours dans le déni. Et petit à petit, on se rapproche peut-être de la vérité et c'est ça qui rend les choses difficiles", a-t-elle ajouté à propos de sa cliente.
L'avocate évoque toutefois "peut-être un petit peu de soulagement", après les aveux de Cédric Jubillar. "En effet, Cédric Jubillar est allé au bout de sa démarche. Et ça, on n'en était pas sûr au vu de son comportement tout au long de l'enquête et de l'instruction." Elle nuance cependant : "Après, est-ce qu'on peut être soulagée, réellement, de retrouver sa meilleure amie sous forme d'ossements ?"
Interrogée sur les critiques formulées contre les enquêteurs qui n'ont pas fouillé la zone où ont été retrouvés les ossements, Danaé Jeanclos les a écartées. "Non, on ne peut pas en vouloir aux services d'enquête qui ont fait tout ce qu'ils ont pu, qui ont déployé des moyens considérables." Selon elle, "concernant ma cliente, il y a pu avoir de la colère lors des aveux. Actuellement, on n'est plus sur de la tristesse ultime."
À propos du procès en appel de Cédric Jubillar, l'avocate estime qu'il est encore difficile d'anticiper son attitude. "C'est difficile de se projeter sur le comportement de Cédric Jubillar, qui, depuis le début, a été quand même assez énigmatique." "Visiblement, là, il y aurait comme une sorte de verrou qui aurait sauté. On va voir si ça va se confirmer par la suite et s'il va être beaucoup plus volubile qu'il ne l'a été en première instance", a-t-elle déclaré.
Incarcéré à la maison d'arrêt de Seysses en Haute-Garonne depuis juin 2021, Cédric Jubillar a été condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse. Son procès en appel est programmé à Toulouse à partir du 21 septembre 2026.
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