Les prix des carburants restent plafonnés. TotalEnergies prolonge en juin son dispositif à 1,99 € le litre d’essence et à 2,25 € pour le diesel, malgré des bénéfices trimestriels dépassant cinq milliards d’euros.
Les prix des carburants restent plafonnés. TotalEnergies prolonge en juin son dispositif à 1,99 € le litre d’essence et à 2,25 € pour le diesel, malgré des bénéfices trimestriels dépassant cinq milliards d’euros.
Les opérations commerciales vont se poursuivre. TotalEnergies a annoncé, mercredi 27 mai, le maintien en juin de son plafonnement des prix des carburants en France, selon un communiqué. Dans ses 3 300 stations-service, l’essence restera fixée à 1,99 euro le litre et le diesel à 2,25 euros, des niveaux inférieurs à ceux pratiqués en moyenne par les autres distributeurs.
Le groupe précise que ce dispositif sera prolongé "tant que la crise au Moyen-Orient durera". Et pour cause : depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix à la pompe explosent. Pour la première fois depuis le début du conflit, le sans-plomb a ainsi dépassé, lundi, deux euros le litre quand le gazole était affiché en moyenne à 2,16 euros. Au total, ces tarifs ont augmenté de 33 et 44 centimes par rapport au début du mois de mars.
Les prix bloqués pour les fêtes des mères et des pèresParallèlement, TotalEnergies renouvelle son opération "prix unique" à l’occasion du week-end de la fête des mères (30 et 31 mai) et celui de la fête des pères (20 et 21 juin). Durant ces périodes, l’essence sera vendue à 1,99 euro le litre et le diesel à 2,09 euros.
Le groupe assure également qu’il répercutera rapidement toute détente des cours internationaux. "En cas d’évolution favorable des cours, la compagnie s’engage à appliquer sans délai toute baisse des prix du diesel et de l’essence", indique-t-il.
80 millions d'euros de superprofit par jourMises en place depuis mars, ces opérations commerciales rencontrent un réel succès auprès des automobilistes, confrontés à des prix durablement élevés à la pompe. Elles n’éteignent toutefois pas les critiques visant TotalEnergies. Le groupe, qui a dégagé près de cinq milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre 2026, est accusé, y compris au sein de l’exécutif, de ne pas redistribuer suffisamment ses gains aux consommateurs français. Et Total n'est pas la seule entreprise à faire du bénéfice : depuis le début du conflit, celles des pays de l'UE toucheraient pas moins de 80 millions d'euros de superprofit par jour.
Invité sur BFMTV, le ministre de l’Économie Roland Lescure a jugé "indéniable" que TotalEnergies tire d’importants bénéfices de la crise actuelle. "Ils produisent du pétrole, ils en raffinent en France : qu’ils redonnent une partie de cet argent via un plafonnement des marges, c’est bienvenu, ils font leur part du boulot. Ces superprofits pourraient-ils être taxés ? Je ne suis pas opposé, mais on ne sortira pas du déficit public par la hausse des impôts", a-t-il répondu.