En déplacement à Lourdes, le souverain pontife a accordé un entretien à huis clos de deux heures à sept victimes de violences sexuelles dans l'Église. Une démarche inédite saluée pour son écoute profonde et attentive,...
En déplacement à Lourdes, le souverain pontife a accordé un entretien à huis clos de deux heures à sept victimes de violences sexuelles dans l'Église. Une démarche inédite saluée pour son écoute profonde et attentive, marquant une étape clé dans la prise en compte de ce dossier douloureux.
Le pape a fait preuve d'une "prise de conscience majeure" en rencontrant dimanche à Lourdes sept victimes de violences sexuelles dans l'Église, ont rapporté cinq d'entre elles lors d'une conférence de presse, saluant une "écoute profonde" sur cet épineux dossier.
Lors de cette rencontre à huis clos, qui a duré près de deux heures et qui a consisté en un tête-à-tête d'une quinzaine de minutes avec chaque victime suivi d'un temps collectif, le pape s'est montré "très attentif" et "authentiquement à l'écoute", a déclaré Olivier Mardi, cofondateur du collectif Voix Libérées de Touraine.
Le pape Léon XIV a reconnu le caractère "systémique" des violences sexuelles dans l'Église lors d'une rencontre à huis clos dimanche à Lourdes avec sept victimes françaises, a déclaré l'une d'elles lors d'une conférence de presse.
"Il a un avis très clair sur le sujet : la dimension de systémie est très présente. De son point de vue, les agresseurs sont des individus, mais ce qui permet que ça continue est la dimension systémique dans l'institution qui a existé et qui existe encore", a déclaré Jérôme Guillement, victime d'un prêtre à l'adolescence, qui a raconté son parcours dans plusieurs livres.
Léon XIV a également exprimé son désir de "travailler" avec les victimes et son "engagement" sur ce dossier, lors d'une rencontre privée à Lourdes, a indiqué le Vatican dans un communiqué.
Le pape américain a remercié les victimes "pour leur douloureux témoignage et réaffirmé son engagement à tout faire pour que le mal qu'elles ont subi ne se reproduise pas pour d'autres", indique le communiqué.