Dans le cadre du festival Pablo Casals de Prades, qui se déroule du 28 juillet au 8 août, et qui célèbre les 150 ans de la naissance de Pablo Casals, un des temps forts aura lieu le vendredi à 19 h 30. La...
Dans le cadre du festival Pablo Casals de Prades, qui se déroule du 28 juillet au 8 août, et qui célèbre les 150 ans de la naissance de Pablo Casals, un des temps forts aura lieu le vendredi à 19 h 30. La violoncelliste Anastasia Kobekina, jouera l’intégrale des Suites pour violoncelle seul de Bach à l’abbaye de Saint-Michel-de-Cuxa.
Vous êtes venue plusieurs fois à Prades mais que vous inspire cette édition 2026 du festival Pablo Casals qui célèbre les 150 ans de la naissance du musicien ?
C’est une figure qui est comme une étoile et qui guide tous les musiciens, surtout les violoncellistes. Depuis que je suis petite, j’ai toujours écouté ses enregistrements et j’ai appris beaucoup de choses sur lui, il m’a inspirée. Pour moi ses œuvres sont très symboliques et je suis touchée d’avoir ce privilège de jouer les suites de Bach ici.
Quand vous êtes sur scène et que vous jouez ces suites de Bach, que ressentez-vous ?
C’est comme une méditation avec le public parce que cette musique, qui a été écrite il y a plus de 300 ans, est à la fois très abstraite mais aussi tellement personnelle. Quand on joue cette musique, c’est impossible d’être quelqu’un d’autre. Elle reflète le monde intérieur et notre état émotionnel. Je pense que la musique la plus personnelle qui existe, c’est vraiment la musique de Bach. Elle permet de se reconnecter à soi-même. C’est un voyage particulier pour ceux qui l’écoutent.
Comment avez-vous découvert le violoncelle ?
Je suis née dans une famille de musiciens. La musique était partout chez moi. C’était notre quotidien. J’ai commencé très tôt, à l’âge de quatre ans. Au début, c’était un peu comme un jeu. J’ai joué pour mes nounous, mes parents, je faisais des concerts devant la télé. Pour mes parents, c’était quelque chose, au début, lié au partage et à la joie. J’ai appris les premiers morceaux de cette intégrale de Bach à huit ans. C’est la musique que j’ai jouée le plus longtemps.
Je trouve que c’est assez unique d’avoir ces moments, sans technologie, sans téléphone
À 31 ans, on peut dire que vous faites partie de la jeune génération de musiciens classiques. Est-ce que le fait d’être jeune dans ce milieu peut aider à dépoussiérer l’image de la musique classique ?
Oui surtout avec toutes les possibilités d’être sur les réseaux sociaux et de partager la musique de différente manière. Ça nous donne beaucoup plus de liberté que dans les salles de concert. C’est un grand avantage. Je fais aussi des choses qui m’intéressent en jouant, par exemple, des morceaux de Radiohead ou de Billie Eilish. Je trouve que maintenant, la musique classique ouvre ses frontières à d’autres influences.