En posant un regard féministe sur le genre, Juliette Brocal et Blanche Sabbah apportent un nouveau souffle à la BD.
Juliette Brocal (à g.) et Blanche Sabbah (à dr.), dans la cour de l’atelier qu’elles partagent à Paris, en juin 2026. JULIEN LIENARD POUR « LE NOUVEL OBS »
Un tempérament de feu. C’est ce qui caractérise Iodis, jeune femme grandie dans une abbaye, qui espère échapper à la vie monastique en devenant doctorante. Encore faut-il qu’elle maîtrise la « langue », magie liturgique dont elle a tendance à écourter les leçons avec fracas : « J’arrive pas à me concentrer, j’arrive pas à m’appliquer ! » Idem du côté de Kin d’Ebénite, riche héritière promise à un homme de haut rang, qui ironise lors d’une soirée à la cour : « Quand [vous aurez] décidé de mon destin, n’hésitez pas à me le faire savoir ».
La première est l’héroïne de « la Langue des vipères » (éd. Rue de Sèvres, 224 p., 28 euros), BD sublime imprégnée d’iconographie religieuse et de peintures du Quattrocento autour de la rivalité entre deux étudiantes, signée Juliette Brocal. La seconde, celle de « la Cité des dames » (tome 1 : le Se…

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