L’anthropologue Elise Boutié a passé sept mois en Californie, à enquêter sur la mémoire d’une communauté touchée par « Camp Fire », l’un des plus meurtriers feux de forêt américains. Dans sa thèse, elle montre avec finesse que l’incendie ne remet pas en cause les modes de vie qui réchauffent la planète. Au contraire, il les accentue.
L’incendie au Cap-Ferret vu depuis Lacanau, le 24 juillet 2026 MAXIMILIEN LAMY / AFP
Pour aller plus loin
Sur la carte, on pourrait penser à une mâchoire de flammes : les feux du Cap Ferret rappellent l’incendie de La Teste-de-Buch, en 2022. Comment réagissent les habitants de territoires marqués aussi durablement par ces évènements alors que les flammes se rapprochent de Bordeaux ? Sont-ils plus enclins à se mobiliser contre le réchauffement climatique ? Changent-ils d’avis et de vie ?
L’anthropologue Elise Boutié s’est ainsi intéressée au comté de Butte, en Californie du Nord, lieu d’une « migration d’agrément », pour retraités de classe moyenne, qui a été ravagé par l’un des pires incendies de l’histoire américaine. Dans sa thèse, elle raconte ce que les flammes font à ces lieux.
On pense souvent que sur les lieux des évènements touchés par des feux de forêt intenses, la réalité du réchauffement climatique ayant été avivée, les gens changent d’avis ou tentent de faire évoluer leur mode de vie. Vous montrez qu’il n’en est rien…
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