Plus de dix ans après sa victoire dans The Voice, Kendji Girac poursuit sa tournée anniversaire. Avant son concert du 30 juillet aux arènes du Grau-du-Roi, dans le cadre du festival Côté Mer, le chanteur évoque son...
Plus de dix ans après sa victoire dans The Voice, Kendji Girac poursuit sa tournée anniversaire. Avant son concert du 30 juillet aux arènes du Grau-du-Roi, dans le cadre du festival Côté Mer, le chanteur évoque son attachement aux arènes, le public du Sud et l’équilibre qu’il cherche désormais entre scène et vie de famille.
À trente ans, Kendji Girac a appris à apprivoiser le trac sans perdre l’enthousiasme de ses débuts. Derrière l’artiste aux millions d’albums vendus, on découvre un homme qui savoure désormais autant les ovations que les retrouvailles avec les siens.
Vous revenez au Grau-du-Roi pour le festival Côté Mer. Que représente ce rendez-vous ?
"Ici, le public est incroyablement chaleureux. J’ai grandi dans le Sud et j’y ai chanté de nombreuses fois. Les gens donnent énormément d’amour et d’enthousiasme. Quand ils reprennent les chansons, il m’arrive de me taire quelques instants pour écouter. Ce sont des moments qui me bouleversent, et ça me donne envie de tout donner."
Les arènes restent d’ailleurs ses scènes favorites. "Ce sont des lieux chargés d’histoire. On sent une atmosphère particulière, presque euphorique. Des gens se battent contre des taureaux entre ces murs ! C’est inspirant de chanter dans un endroit où on ressent autant de mémoire."
Que dirait le Kendji d’aujourd’hui au Kendji de 2014 ?
Le chanteur sourit. "Au début, je gérais mal mon stress. Il m’empêchait parfois de profiter pleinement de la scène. Aujourd’hui, j’ai toujours les papillons dans le ventre, mais je sais les apprivoiser." Son rituel n’a rien de mystérieux : quelques vocalises, des petits sauts pour se mettre en mouvements et une phrase qu’il se répète avant d’entrer sur scène : "Je vais mettre le feu !"
"Ma famille me ramène à l’essentiel"Votre dernier et sixième album s’intitule Vivre… On a l’impression que ce n’est plus seulement un titre, mais presque une philosophie.
"Les choses simples ont aujourd’hui beaucoup plus de valeur. Dès que je pars en tournée, je pense déjà au moment où je retrouverai ma petite famille. Ce n’est pas toujours facile de trouver le bon équilibre, mais ce sont eux qui me donnent le plus d’amour." Et lorsqu’il évoque son enfance, c’est une chanson qui revient immédiatement : Rien qu’une larme de Mike Brant… mais dans sa version espagnole ! "Je la chantais avec ma famille quand j’étais petit. Il y a quelques jours encore, je l’ai reprise avec mon équipe avant un concert. J’ai retrouvé les mêmes sensations que lorsque nous étions réunis autour de la musique. Elles ne m’ont jamais quitté."