Dans quelques mois, l’aérodrome de Lézignan sera doté d’une nouvelle station d’avitaillement, en remplacement de l’ancienne qui n’était plus opérationnelle, depuis trois ans et demi. De quoi permettre le...
Dans quelques mois, l’aérodrome de Lézignan sera doté d’une nouvelle station d’avitaillement, en remplacement de l’ancienne qui n’était plus opérationnelle, depuis trois ans et demi. De quoi permettre le ravitaillement, en Octone 100 et en kérosène, des aéronefs qui le fréquentent, dont l’hélicoptère bombardier d’eau du Service d’incendie et de secours.
Certes, depuis le Covid, la fréquentation de l’aérodrome de Lézignan-Corbières a baissé : de 16 000 mouvements annuels, on est passé à 10 000 environ. Une évolution à la baisse, difficilement explicable, mais pour laquelle l’absence de station d’avitaillement peut avoir joué un rôle : "Il y a trois ans et demi, nous avons dû la fermer car elle n’était plus aux normes. L’aspect réglementaire pour la remettre en service nous a demandé pas mal de temps", souligne le maire, Gérard Forcada, accompagné de son adjoint aux finances et à l’aérodrome, El Mahdi Dahbi, et de Stéphane Trayaud, directeur général adjoint des services.
C’est donc d’un équipement moderne, automatique pour le paiement, pouvant délivrer de l’Octane 100 et du kérosène, que sera dotée l’insfrastructure, dans les premiers mois de l’année 2027. De quoi conforter le rôle de la plate-forme, notamment dans la lutte contre les feux de forêts : "Lors du lancement de la saison des feux de forêts, le colonel Magny, à la tête du Service d’incendie et de secours (Sdis), ainsi que le préfet, ont rappelé le positionnement central de l’aérodrome, sur le département, qui a conduit à stationner, ici, un hélicoptère bombardier d’eau : depuis le début du mois de juillet, il sort, en moyenne, trois fois par jour. Et il n’est pas impossible que, dans un futur proche, un second appareil complète le dispositif. Cette station d’avitaillement est donc plus que nécessaire", insiste le maire.
Elle sera même le point de départ du développement de l’attractivité de l’aérodrome. Du moins, Gérard Forcada l’espère fortement : "Nous avons des jets qui, de temps en temps, viennent se poser ici. De même, de nombreux aéronefs qui s’offrent les services d’Aérotstyll, désormais le seul atelier de peinture aéronautique en France, viennent faire le plein, chez nous. C’est le cas, également, de pilotes qui viennent de Paris, de Belgique, ou d’ailleurs et qui se rendent en Espagne : Lézignan leur permettra de se ravitailler, sur leur parcours, en dehors d’un aéroport commercial où, compte tenu du trafic, les délais sont bien plus longs que chez nous".
Dans le courant de l’année prochaine, la municipalité va également procéder à la création d’une nouvelle FATO (fast approach and take-off area) qui, en français dans le texte, signifie aire d’approche finale et de décollage. Un équipement indispensable pour l’atterrissage et le décollage des hélicoptères de secours qui ne se posent plus sur l’héliport de la caserne des pompiers en raison, notamment, de sa position géographique, en pleine zone d’activités commerciales : "Les hélicoptères de secours se posent déjà sur l’aérodrome. Mais avec cette FATO, ils pourront le faire, de jour comme de nuit, avec une zone éclairée de façon automatique, dès l’approche de l’appareil", souligne Stéphane Trayaud. La concrétisation devrait prendre un peu de temps, l’aspect réglementaire correspondant quasiment à l’ouverture d’une nouvelle piste : "Le dossier devra être validé par la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC) avant que le préfet ne prenne un arrêté", explique encore le directeur général adjoint des services.