Un homme de 30 ans comparaissait ce lundi 20 juillet devant le tribunal correctionnel de Carcassonne pour des faits de détention, de transport et de complicité de vente de stupéfiants commis le 20 juin à Carcassonne....
Un homme de 30 ans comparaissait ce lundi 20 juillet devant le tribunal correctionnel de Carcassonne pour des faits de détention, de transport et de complicité de vente de stupéfiants commis le 20 juin à Carcassonne. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, aménagé sous bracelet électronique.
Il est environ 17 h 35, le samedi 20 juin, lorsque des policiers de la brigade anticriminalité de Carcassonne repèrent un automobiliste qui ne porte pas sa ceinture de sécurité et tourne sans mettre son clignotant.
Ils décident alors de procéder à un contrôle. Alors qu’une forte odeur de cannabis s’échappe du véhicule, les policiers aperçoivent un sac plastique blanc contenant plusieurs petits sachets. Ils découvrent 64 grammes de cannabis, 104 grammes de résine de cannabis et 17 grammes de cocaïne, emballages compris.
Le conducteur, un homme de 30 ans, est directement placé en garde à vue. Les policiers perquisitionnent son domicile, où ils retrouvent d'autres quantités de cannabis, 16 grammes de MDMA, une drogue de synthèse, ainsi que 2 590 euros en espèces au rez-de-chaussée et 950 euros supplémentaires à l’étage.
Peur des représaillesL’homme explique aux policiers : "Je devais garder la drogue et la transporter où on me disait." Une version qu’il maintient devant le tribunal, ce 20 juillet, un mois après les faits.
Le président du tribunal l’interroge alors : "À qui deviez-vous livrer ?" Le trentenaire s’excuse : "Je ne peux pas le divulguer, les trafiquants de drogue, ce ne sont pas des personnes qui sont comme tout le monde." La peur des représailles apparaît en toile de fond. C’est également pour cette raison qu’il avait refusé de remettre le code de son téléphone portable aux policiers.
L’homme, père d’un enfant de 5 ans, comparaît donc pour détention, transport et complicité de vente de stupéfiants, ainsi que pour refus de remettre aux autorités judiciaires le code de son téléphone portable.
Insertion professionnelle et familialeÀ la barre, le président du tribunal revient sur son entrée dans le trafic. "C’était parce que j’étais client. On me l’a proposé, j’étais en galère d’argent et j’ai dit oui", répond le prévenu.
Le président pointe alors sa situation personnelle : "Vous aviez un emploi stable, une maison, une compagne, un enfant. Vous aviez tout pour suivre une vie normale, mais vous n’y êtes pas parvenu." Face au tribunal, l’homme dit le regretter : "Je me sens honteux vis-à-vis de ma famille."
Son avocat, Me Alberti, insiste sur le parcours de son client. Il explique qu’après la mort de son père d’une crise cardiaque à l’âge de 55 ans, l’homme est retombé dans une addiction qu’il avait déjà connue à l’adolescence. "Il a travaillé toute sa vie. Il a été chauffeur-livreur pendant huit ans et demi, et maintenant il a une promesse d’embauche comme plaquiste", plaide-t-il.
Un an ferme sous braceletPour la procureure Agathe Chariau, le rôle du trentenaire reste important : "Le trafic de drogue ne peut fonctionner sans ces petites mains. M. a choisi de s’y engager sciemment", estime-t-elle. Trente mois d’emprisonnement, dont dix-huit mois avec sursis et un an ferme avec maintien en détention, ont été requis.
Le tribunal l’a condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis simple. La peine ferme est aménagée sous bracelet électronique. L’homme devra également respecter des obligations de travail et de soins. Il repart libre du tribunal.