Un réseau de traite d’êtres humains a été démantelé en Catalogne. Quinze suspects ont été arrêtés et vingt-quatre femmes sud-américaines libérées. Plus de 116 000 euros et une arme à feu ont été saisis.
Un réseau de traite d’êtres humains a été démantelé en Catalogne. Quinze suspects ont été arrêtés et vingt-quatre femmes sud-américaines libérées. Plus de 116 000 euros et une arme à feu ont été saisis.
La police a démantelé un réseau criminel installé en Catalogne qui attirait des femmes originaires d’Amérique du Sud en leur promettant un emploi en Espagne. À leur arrivée, elles étaient forcées de se prostituer pour rembourser une prétendue dette liée à leur voyage.
L’enquête a été ouverte en décembre dernier après le témoignage d’une victime. Au total, quinze personnes ont été arrêtées, dont quatorze dans la région de Barcelone et une à Tarragone. Lors de l’opération, les forces de l’ordre ont également libéré vingt-quatre femmes exploitées par le réseau, selon les informations du média espagnol El Caso.
Grâce au témoignage de la victime, les enquêteurs ont découvert que le réseau recrutait des femmes via les réseaux sociaux, des annonces sur Internet et des applications de messagerie. Les criminels leur promettaient un emploi d’aide à domicile en Espagne.
Les victimes, originaires d’Amérique du Sud et souvent en grande difficulté financière, acceptaient l’offre. Mais une fois arrivées sur place, elles réalisaient qu’elles avaient été trompées et étaient contraintes de se prostituer dans des maisons closes clandestines contrôlées par le réseau.
Selon la police, le réseau organisait entièrement le voyage des victimes vers la Catalogne, en prenant en charge les billets d’avion, l’hébergement et les démarches nécessaires pour entrer en Espagne. À leur arrivée, les femmes se voyaient imposer une dette de 5 000 euros, qu’elles devaient rembourser en se prostituant.
L’organisation contrôlait les tarifs, les revenus et les déplacements des victimes. Celles qui refusaient de se prostituer ou menaçaient de dénoncer les faits étaient victimes de pressions et de menaces, visant parfois leurs proches.
Le réseau gérait également plusieurs maisons closes clandestines dans les régions de Barcelone et de Tarragone, en coordonnant les activités grâce à différents numéros de téléphone et des applications de messagerie.
Les suspects sont poursuivis pour traite d’êtres humains, exploitation sexuelle, prostitution forcée, aide à l’immigration clandestine et infractions liées aux stupéfiants.
Lors des perquisitions dans cinq maisons closes clandestines, les enquêteurs ont saisi plus de 116 000 euros en liquide, une arme à feu, des stupéfiants, des médicaments destinés à améliorer les performances sexuelles, ainsi que des téléphones, des tablettes, des documents et des relevés bancaires.