Météo France a placé 37 départements en vigilance rouge canicule ce dimanche, dans un triangle dont les extrémités sont dans le Tarn au sud, le Val-d’Oise au nord et le Morbihan à l’ouest.
Des touristes utilisent des parapluies pour se protéger du soleil, à Paris le 12 juillet 2026. GAUTHIER BEDRIGNANS / HANS LUCAS VIA AFP
La troisième vague de chaleur de l’année atteint son pic ce dimanche 12 juillet en France, dont plus d’un tiers des habitants sont sous vigilance rouge, avant un début de semaine qui sera toujours très chaud.
Météo France a placé 37 départements en vigilance rouge canicule dimanche, dans un triangle dont les extrémités sont dans le Tarn au sud, le Val-d’Oise au nord et le Morbihan à l’ouest. D’après un calcul de l’AFP à partir des données de population annuelles de l’Insee, cela concerne quelque 26 millions de Français, dont toute la région Île-de-France.
L’institut météorologique national prévoit des maximales « comprises entre 37 °C et 41 °C » dans ces départements. Le mercure sera très haut également là où la vigilance est orange, avec 38 °C à 41 °C dans le Sud-Ouest, entre autres. « Seuls les départements des côtes de Manche et des Hauts-de-France et une partie du Grand Est restent en dessous des 35 degrés », précise Météo France. La nuit a été une nouvelle fois peu reposante dans de nombreuses régions. Météo France a relevé à 5h00 des températures de 26 °C à Bordeaux, 25 °C à Angoulême, Lorient, Rennes et au Mans, 24 °C à Toulouse, Nantes et Tours, 23 °C à Paris.
Le Tour de France est particulièrement affecté par ces chaleurs éprouvantes. L’étape de dimanche est courue entre Malemort et Ussel, deux villes d’un département où le thermomètre grimpera jusqu’à 40 °C dans l’après-midi, la Corrèze. Afin d’épargner un peu les organismes, les organisateurs ont supprimé 30 km de parcours, pour que cette étape ne fasse plus que 155,5 km. « C’est un combat quotidien pour se refroidir avec de la glace et de l’eau. Je n’avais encore jamais connu ça », a affirmé le vainqueur de l’étape de samedi, le Belge Tim Merlier.
Un peu plus au sud-ouest, en Dordogne, en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, environ 5 000 foyers étaient privés d’électricité samedi soir après des orages la nuit précédente. Le gestionnaire du réseau, Enedis, a indiqué qu’ils retrouvaient progressivement le courant dimanche, avec pour objectif que les opérations soient achevées dans la soirée.
Le début de semaine, avec la Fête nationale mardi, ne devrait pas encore donner de répit, malgré des températures « généralement en baisse ». Lundi, Météo France prévoit « entre 32 et 36 °C sur le sud-ouest, 35 à 38 °C du Centre-Ouest vers l’est du pays, 31 à 34 °C des Hauts-de-France vers l’Alsace ». Les températures seront seulement « souvent inférieures à 32 °C sur les départements côtiers de la Manche », qui connaissent un été exceptionnellement chaud.
La France a été durement éprouvée depuis fin mai par la répétition des canicules, qui ont provoqué une surmortalité, et montré l’inadaptation de nombreuses infrastructures à des étés différents de ceux du siècle précédent. La fréquence croissante des vagues de chaleur est un marqueur sans équivoque du changement climatique. Principalement causé par la combustion d’énergies fossiles partout dans le monde, le réchauffement continu de l’atmosphère terrestre a de lourdes conséquences sur les humains et l’ensemble des écosystèmes.
Par Service Actu