Dans un « glamping », il n’y a ni réchaud, ni tentes à ouverture deux secondes mais des logements confortables réservés à une clientèle aisée et urbaine en quête de calme et de nature. Au risque de gentrifier les côtes, comme à Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque, où l’ouverture d’un nouvel établissement de ce genre a récemment été contestée.
Le soleil est levé depuis plusieurs heures déjà et le silence règne en haut de la falaise qui sépare naturellement des plages de Lafiténia et de Mayarco, à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques). Au milieu de cabanes en bois modernes, deux femmes suivent un cours de pilates. Un peu plus loin, une famille est installée sur de gros coussins de sol, près des terrains de pétanque et de molky. Ce mardi 7 juillet, les voiturettes blanches s’activent pour installer les clients de cette toute première saison du camping Bonjour Sauvage. Ici, pas de toile de tente ni de caravane mais seulement des maisonnettes en bois, sortes de mobil-homes premium.
Installé à la place d’un camping de 90 emplacements, ce nouveau village vacances comporte seulement 37 hébergements, réservés à une clientèle aisée. Le projet surfe sur la vague du « glamping » – contraction de « glamorous » (« glamour » en anglais) et « camping » – avec un seul principe : allier na…

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