Вход на сайт

Просмотр новости

Найдите то, что Вас интересует

Hausse du prix de l’essence : « Les aides ciblées sont tellement ciblées que personne ne les a touchées »

Дата публикации: 18-07-2026 05:45:15

Alors que le prix du gazole a repassé la barre des deux euros mercredi, un rapport de l’Assemblée nationale analyse l’échec du gouvernement à protéger l’économie et le pouvoir d’achat face à l’augmentation du prix des carburants.

Основное содержимое страницы с новостью.

Le visionnage de cette vidéo est susceptible d'entraîner un dépôt de cookies de la part de l'opérateur de la plate-forme vidéo vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de cette vidéo. Si vous souhaitez continuer et lire la vidéo, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Il faut « avancer prudemment », avait expliqué le Premier ministre Sébastien Lecornu, lors d’une conférence de presse organisée fin mai, pour détailler le paquet d’aides destiné à compenser la hausse des prix à la pompe liée à la guerre en Iran. Deux mois plus tard, il faut croire que le gouvernement a été… trop prudent dans son soutien à l’économie. C’est en tout cas la conclusion de la « Mission flash sur la taxation des carburants et le rendement fiscal de la hausse des prix » menée par l’Assemblée nationale.

Prenons l’exemple de l’aide « gros rouleurs ». D’un montant forfaitaire de 100 euros, elle est destinée aux actifs les plus modestes, roulant plus de 30 km aller-retour pour aller travailler. « Le taux de recours qui nous a été communiqué par le gouvernement s’élève à 24 % », révèle le rapporteur de la mission, Philippe Brun, lors de son audition mercredi en Commission des finances de l’Assemblée.

« Le chiffre avancé par Philippe Brun n’est pas correct », s’est défendue la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC mercredi matin. « Un peu moins de 40 % de ceux qui étaient éligibles l’ont demandé et l’ont perçu », a assuré celle qui est également ministre déléguée chargée de l’Énergie. Dans tous les cas, ce taux de recours est très faible. En comparaison, 66 % des personnes éligibles au RSA perçoivent le RSA. Comment expliquer ce découragement ?

« Le dispositif a été mis en place très longtemps après la crise », analyse Philippe Brun, que nous avons joint par téléphone. « Le premier décret arrive fin avril, la plateforme est créée en mai et les versements ont commencé seulement en juin. Donc les aides n’ont pas été versées en même temps que l’augmentation des prix. » Sans compter que « de nombreuses personnes éligibles n’ont pas eu le droit à l’aide, par exemple des propriétaires de véhicules hybrides pas rechargeables. » En résumé, « les aides ciblées sont tellement ciblées que personne ne les a touchées », ironise le député socialiste de l’Eure.

Pas de « cagnotte » pour l’Etat

Au-delà du pouvoir d’achat, le rapporteur craint l’impact de cette crise pétrolière sur l’économie du pays. Un point positif d’abord : pas d’inquiétude en ce qui concerne les recettes fiscales liées à la taxation des carburants. Il n’y a eu ni « cagnotte » constituée sur le dos des automobilistes, ni « déficit marqué ». « L’Etat apparaît bénéficiaire de cette crise sur le plan fiscal de quelques dizaines de millions d’euros, ce qui est peu », détaillait Philippe Brun en commission.

En revanche, du côté de l’inflation et de la croissance, les effets de la crise sont davantage palpables. Pour la professeure d’économie à l’université Paris-Dauphine, Anna Creti, le gouvernement a imaginé « une réponse au problème du pouvoir d’achat, plus qu’une arme macro-économique contre les effets de long terme de la hausse du prix du pétrole. » Résultat, « sur la période de mai-juin, l’impact sur l’inflation est sans doute assez fort », avance-t-elle (+2,4 % d’inflation en mai, +1,8 % en juin d’après l’Insee, NDLR). Or cela inquiète fortement Philippe Brun qui écrit : « Pour 2026, le gouvernement estime que la hausse de l’inflation due à l’augmentation du prix des carburants devrait entraîner un coût supplémentaire de 3,6 milliards d’euros pour l’État », soit « l’essentiel du coût macroéconomique de la crise pour les finances publiques, estimé à 4,5 milliards d’euros. »

Du côté du gouvernement, Maud Bregeon assume la stratégie d’un ciblage « respectueux des finances publiques », qui vise à ne pas creuser davantage le déficit. Autre argument en faveur du ciblage restreint : l’équité. « La consommation de carburant augmentant avec le revenu, si vous faites une aide à la pompe qui concerne tout le monde, ça veut dire que vous donnez plus de transfert vers les ménages les plus riches, donc c’est anti-redistributif », décortique l’économiste Fanny Henriet, directrice de recherche au CNRS à l’Aix-Marseille School of Economics.

La solution d’une taxe flottante

Mais pour Philippe Brun, la réponse du gouvernement doit changer d’échelle. Il propose notamment la mise en place d’une taxe flottante, comme en Espagne, qui baisserait automatiquement les taxes lorsque le prix du carburant monte, et inversement. Avec comme critère : « Une très courte durée d’application (…) quand le gaz ou l’essence dépasse les 2 euros, 2 euros 10 », précise-t-il.

Cette taxe flottante, « du point de vue économique, a mauvaise presse, parce qu’elle ne rend pas visible l’effet du prix et ça, si on veut changer la façon de se déplacer, c’est quand même important de donner le bon signal », pointe Anna Creti. À l’inverse, pour Fanny Henriet, « la taxe flottante, sur le papier, c’est une bonne idée, parce que ça permet d’avoir une prévisibilité des prix et comme on veut sortir des énergies fossiles (…) on a le temps d’anticiper. » En tout cas, les deux économistes s’accordent sur la nécessité d’accélérer la transition écologique en électrifiant nos moyens de transports pour sortir de notre dépendance aux fossiles.

Pas de quoi détourner Philippe Brun de sa conviction qu’il faut aider plus massivement la population à supporter le coût de la crise aujourd’hui. « On ne va pas électrifier le pays en quelques semaines. Il y a des gens qui n’ont aucun moyen de substitution. Il y a un drame social sourd qui est en train de se produire. 60 % des Français vont quand même changer leurs plans de vacances à cause de cette hausse des prix des carburants. Il faut tirer les leçons des Gilets jaunes. »

Le député nous confie qu’il compte déposer des amendements « dans le cadre du budget en septembre » pour défendre ses propositions : taxe flottante, mais aussi surveillance des marges des grossistes et taxation de la spéculation pétrolière.

Par  Fabien Verso

Схожие новости

#Наименование новостиТональностьИнформативностьДата публикации
1Минэнерго назвало причины роста цены бензина на АЗС0012-03-2021
2Экономист рассказал, как власти борются с масштабными спекуляциями на топливе0507-07-2026
3ФАС: рост цен на бензин и дизель на АЗС с начала года не превышает инфляцию0026-06-2025
4Цены на бензин улетели в космос: за год топливо подорожало ...-5714-07-2026
5Цены на бензин улетели в космос: за год топливо подорожало ...-5714-07-2026
6Новак: цены на бензин в России не самые высокие в мире благодаря механизму сдерживания0025-02-2020
7Prix du carburant : avant même la signature de l’accord sur l’Iran, le gazole retrouve le niveau du début de la guerre0515-06-2026
8Рост цены на бензин за первую неделю июня почти в 1,5 раза превысил инфляцию0009-06-2021
9Грядет подорожание: топливные проблемы в России сулят ростом цен почти на все товары-5630-06-2026
10В Минэнерго заявили, что рост цен на бензин на АЗС укладывается в пределы инфляции0012-04-2021

Классификация: Экономика. Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 10. Тональность: -3. Информативность: 6. Источник: www.nouvelobs.com.