Maria Conquet, conseillère départementale déléguée à la culture, et ses services, ont organisé une réunion à Talairan pour exposer les contours de la future stratégie culturelle de la collectivité qui reste à écrire...
Maria Conquet, conseillère départementale déléguée à la culture, et ses services, ont organisé une réunion à Talairan pour exposer les contours de la future stratégie culturelle de la collectivité qui reste à écrire dans le détail. Une stratégie qui prône l’universalité des droits culturels et à laquelle la Scène nationale du Grand Narbonne va être étroitement associée.
"Renforcer le lien, développer les réseaux, amplifier les rencontres, les résidences artistiques et la diffusion des spectacles pour mieux vivre ensemble dans le canton : tels sont les axes au cœur de notre nouvelle stratégie". En une phrase, Maria Conquet, conseillère départementale, a résumé, jeudi 2 juillet, lors d’une réunion à Talairan, les ambitions à venir du Département dans le domaine culturel.
Déjà engagée dans de multiples domaines (accompagnement de 250 associations pour un montant d’1 M€ de subventions, d’une trentaine de communes et d’intercommunalités pour 325 000 €, d’établissements culturels structurants du territoire ou encore de manifestations diverses), la collectivité entend donner un nouvel élan à ses actions en réinterrogeant ses missions.
Parce que, certes, les budgets sont contraints et que la transversalité, la mise en commun, sont devenus nécessaire, mais également parce que la notion d’universalité des droits culturels n’a jamais été aussi essentielle : "Nous sommes sur un territoire caractérisé par une certaine précarité, avec des difficultés nouvelles (de moins en moins de services publics), où apparaît le repli sur soi ; dans ce contexte, la culture a de plus en plus de sens", a insisté Maria Conquet.
C’est la raison pour laquelle un séminaire a réuni, début mai, plus de 120 participants issus du monde culturel, des collectivités et des institutions afin de partager un diagnostic et de "co-construire les orientations de la future politique culturelle départementale". Avec la mise en lumière de plusieurs attentes : "Le renforcement de l’accompagnement des acteurs et des territoires ; le développement d’espaces de rencontre, de coopération et de concertation ; l’amélioration de la circulation de l’information grâce à des outils partagés et plus lisibles ; une présence accrue du Département au plus près des territoires, notamment ruraux. Tous soulignent également l’importance d’une politique culturelle coordonnée, accessible, fondée sur la proximité et la mise en réseau des acteurs", notait Laetitia D’Amico, cheffe du service culture au conseil départemental.
Après l’intégration des missions et des agents de l’association Arts Vivants 11, agence départementale en charge du développement culturel, le Département compte également s’appuyer, avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) sur la Scène nationale du Grand Narbonne. "Nous souhaitons lui confier une mission d’animation du réseau des diffuseurs audois (scènes, théâtres et programmations itinérantes), afin de favoriser l’interconnaissance entre les acteurs et la mise en œuvre de tournées mutualisées. En parallèle, la Scène nationale s’engagera dans une dynamique de circulation des œuvres et des publics par la diffusion de spectacles, en coopération avec les acteurs locaux, sur le territoire des Hautes Corbières, notamment dans les communes les moins pourvues en offre culturelle. L’objectif est d’irriguer le territoire en s’appuyant sur les structures locales, telles que le Parc naturel régional et l’établissement public de coopération culturelle les Arts de Lire de Lagrasse, tout en adaptant l’offre aux spécificités de ce territoire", expliquaient encore Maria Conquet et Sylvie Castel pour la Drac Occitanie.
Voir à quel endroit nous pourrons être les plus utiles
"Nous avons déjà commencé ce rayonnement en dehors de Narbonne et du Grand Narbonne, précisait Fabien Bergès, directeur de la Scène nationale. En collaboration avec la Communauté de communes de la région lézignanaise Corbières-Minervois (CCRLCM) pour l’organisation de représentations de cirque sous chapiteau, avec Carcassonne agglo ou les ATP de l’Aude. L’objectif est d’aller plus loin sur ce territoire. On n’a pas de baguette magique mais, à partir d’un diagnostic, nous verrons à quel endroit nous pourrons être les plus utiles".
La finalisation de l’écriture de la stratégie culturelle départementale aura lieu en septembre, pour validation des élus à l’automne, avant une mise en œuvre en début d’année 2027. Une mise en pratique qui s’appuiera, bien évidemment, sur le tissu associatif très riche en Corbières à l’image de l’association Euroculture dont la réputation du festival des Arts cachés, qui a eu lieu ce week-end, n’est plus à faire.