La famille de Nabil et de Sophie ne fait pas comme toutes les autres. Chaque naissance est un épisode extraordinaire et différent. Famille recomposée, ils ont eu quatre enfants en commun : d’abord des jumeaux, puis le...
La famille de Nabil et de Sophie ne fait pas comme toutes les autres. Chaque naissance est un épisode extraordinaire et différent. Famille recomposée, ils ont eu quatre enfants en commun : d’abord des jumeaux, puis le tout premier bébé de l'année 2025 en Lot-et-Garonne, et enfin la petite dernière, qui est venue au monde chez eux. Nous sommes allés à leur rencontre pour revenir sur ce dernier moment, riche en rebondissements pour les parents et leurs enfants.
"Sophie et moi, on ne fait rien comme les autres", raconte Nabil, le père d'une famille de huit enfants. Dans la ville de Tonneins, entourée de champs de maïs, vit une famille avec des naissances originales mais extraordinaires.
Nabil et Sophie ont deux enfants chacun de leur côté et quatre autres enfants en commun : des jumeaux en 2018, puis Aliya, premier bébé né en Lot-et-Garonne en 2025, et enfin la petite dernière, Nour, née le 8 juin à domicile alors que cela n'était pas prévu. Un début stressant mais une fin émouvante pour toute la petite famille.
"Je suis partie me coucher avec mes contractions, mais j'en avais déjà eu la veille", explique la mère de famille. Dans la nuit du 6 au 7 juin, le couple se rend à la maternité. Cependant, le personnel médical parle d'un faux travail et dit qu'ils n'ont pas besoin de s'alerter. La nuit suivante, du 7 au 8 juin, Sophie se rendort plus apaisée. "Je suis partie me coucher avec mes contractions, elles n'étaient pas très régulières. J'en ai pas parlé à mon mari", poursuit-elle. Elle préfère attendre et voir comment la situation évolue, son sommeil n'étant pas tellement perturbé.
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Une arrivée imprévueVers trois heures du matin, Sophie réveille Nabil. "Chéri, là je pense qu'il va falloir les appeler pour contrôler", glisse-t-elle à son mari. Avant de faire le trajet jusqu'à la maternité, elle passe par la salle de bains pour prendre une douche. Cependant, les contractions s'intensifient.
"Je me suis assise sur les toilettes et je n'ai plus bougé", se remémore-t-elle dans ses souvenirs. Inquiet, Nabil ouvre la porte au bout de cinq minutes. Le bébé arrive, Sophie lui demande d'appeler les pompiers. Dix minutes après, ils rentrent dans la maison mais n'assistent pas à la naissance du nourrisson. La mère de Sophie, aussi présente, applique de l'eau sur son dos et lui fait des câlins pour l'apaiser. Sous les yeux de tout le monde, elle sent la tête du bébé arriver. Nabil finit par gérer l'accouchement. D'un coup, le petit corps sort et le père de famille le tient dans ses bras. Quand les cris du bébé résonnent dans la salle de toilettes, les souffles et les larmes se relâchent. À 3 h 25, une petite fille appelée Nour naît en ce monde.
Après le stress, les larmes de soulagement"Sur le coup, c'était stressant, ce n'était pas prévu. On se dit que si quelque chose se passe, on n'a rien pour le gérer", confie Sophie. Les pompiers viennent couper le cordon, scellant ce moment à vie. Après l'avoir déposée sur Sophie, le Smur arrive. Toute la maisonnée est réveillée, les frères et sœurs attendent dans le salon, assistant à l'heureux événement. La pièce est en effervescence. "Au final, tout le monde a assisté plus ou moins de près à la naissance de Nour, rendant le moment symbolique", ajoute-t-elle, émue.
Pour elle, accoucher à la maison était un rêve mais pas dans ces conditions. Pas sans accompagnement médical qui rassure sur le bon déroulement et la santé du bébé. Des examens médicaux suivent après la naissance, pour analyser tout risque infectieux et réchauffer Nour qui a froid. Bonne nouvelle, c'est un bébé en bonne santé.
"J'étais touchée que mon mari puisse gérer mon accouchement", explique Sophie. Nour, qui signifie lumière, reçoit comme deuxième prénom celui de sa grand-mère qui était présente dans la pièce lors de sa venue au monde. La famille souligne que c'est un magnifique cadeau. L'avant-dernière, Aliya, lors du retour de maternité de sa petite sœur, lui donne même son doudou préféré, Babo.