Selon une enquête menée par l'Ifop pour l'Alliance France Tourisme, 82% des fonctionnaires ont l'intention de partir en vacances cet été, contre 68% pour l'ensemble des Français. Mais six partants sur dix déclarent qu'ils réduiront leur budget en raison de l'inflation.
Selon une enquête menée par l'Ifop pour l'Alliance France Tourisme, 82% des fonctionnaires ont l'intention de partir en vacances cet été, contre 68% pour l'ensemble des Français. Mais six partants sur dix déclarent qu'ils réduiront leur budget en raison de l'inflation.
Les fonctionnaires vont réduire leur budget vacances cette année, contraints par leur pouvoir d'achat et l'inflation, tout en continuant de partir dans leur grande majorité, selon une enquête publiée mardi par l'Alliance France Tourisme. D'après cette enquête menée par l'Ifop auprès de 1.500 fonctionnaires titulaires du 19 mai au 12 juin, les vacances d'été demeurent une "institution sacrée", dit l'Alliance France Tourisme, groupe de réflexion qui réunit des grandes entreprises du secteur du tourisme.

Près d'un Français sur trois ne prend pas la totalité de ses congés payés
Plus de huit fonctionnaires sur dix (82%) déclarent ainsi avoir l'intention de partir au moins une semaine cet été, contre 68% pour l'ensemble des Français.
Avec 5,8 millions de fonctionnaires, "les agents de la fonction publique constituent un pilier essentiel du tourisme intérieur", souligne Leslie Rival, la secrétaire générale de l'Alliance France Tourisme.
Toutefois, l'enquête montre de grandes disparités, selon les revenus et les métiers notamment, et la nécessité d'arbitrages budgétaires. Près de six partants sur dix (59%) déclarent qu'ils réduiront leur budget vacances cette année en raison de l'inflation (73% pour les catégories modestes), soit 8% de plus que le reste des Français. Les difficultés financières empêchent également une partie des agents de partir (18% d'entre eux).
Parmi ceux qui renoncent aux vacances, 57% évoquent un manque de moyens, et 53% étaient déjà restés chez eux l'année précédente. 63% des futurs vacanciers prévoient un budget inférieur à 2.000 euros pour couvrir les frais d'un foyer composé en moyenne de 2,7 personnes (71% pour les sondés appartenant à la grille indiciaire C).
En termes de destination, la majorité des sondés privilégient la France (71%), contre 27% pour l'Europe et 7% pour les autres continents. Pour limiter les coûts, l'hébergement gratuit chez des proches ou de la famille concerne 20% des vacanciers. Les fonctionnaires "sont beaucoup plus système D, partent en vacances chez les amis ou dans la famille. Ils ont des modes d'hébergement qui sont moins chers, voire gratuits", commente Leslie Rival.
Face à ces constats, l'Alliance demande "des structures, des leviers financiers, de l'aide au départ" pour les ménages qui ne peuvent pas partir.
"Au-delà des aides publiques, c'est aussi une introspection pour notre secteur qui doit réfléchir à pouvoir formuler des offres pour toutes ces personnes", fait valoir Leslie Rival.