Blandine Lehout est la 3e humoriste à prendre sa « résidence » sur la station cet été. Le HuffPost l’a rencontrée.
Médias 12/07/2026 09:01 Actualisé le 12/07/2026 11:53
Blandine Lehout est la 3e humoriste à prendre sa « résidence » sur la station cet été. Le HuffPost l’a rencontrée.

KOBAYASHI
L’humoriste Blandine Lehout tient une chronique quotidienne sur France Inter la semaine du 13 juillet.
35 000 personnes l’ont vue sur scène cette année. Blandine Lehout n’est pas une « petite nouvelle » dans le stand-up, cela fait deux ans qu’elle parcourt l’Hexagone avec son spectacle La vie de ta mère. Mais à partir du 13 juillet, elle va se frotter à un exercice nouveau, celui de la chronique radio. L’humoriste fait partie de la sélection des « nouvelles » voix que France Inter va faire découvrir tout l’été à ses auditeurs.
Comme Camille Tissot, Samuel Jensky, Cédric Salaun, Emma de Foucaud, Michael Hirsch, Tiphaine Daviot et Léandre, Blandine Lehout sera aux côtés d’Eva Roque chaque matin pendant 3 minutes chaque jour durant une semaine. Un exercice nouveau, même si la mère de famille est déjà une habituée du micro, notamment avec le podcast Happy End qu’elle anime.
« Au mois de juillet, mes enfants partent en vacances avec ma mère, donc, j’avais deux semaines ’off’, et je me suis dit ’Pourquoi ne pas me rajouter du travail ? » nous explique en préambule Blandine Lehout. L’humoriste qui cumule plus de 435 000 abonnés sur Instagram est revenue auprès du HuffPost sur cette expérience inédite.
Le HuffPost : Vous avez hâte ? Vous êtes stressée ? Les deux ?
Blandine Lehout. Là, il n’y a que de l’impatience. J’ai trop hâte. Juste d’avoir un badge pour rentrer là-bas déjà. Et puis pour moi, écrire des chroniques, c’est du fun, c’est un nouvel exercice que j’aime bien. Je vais écrire sur des thèmes imposés, qui sont très loin de moi, comme « Vive la fanfare » et ça aussi, ça me permet de ne pas tourner en rond sur mes sujets de prédilection.
Est-ce que pour vous qui êtes habituellement sur scène et sur les réseaux, c’est un exercice qui n’a rien à voir ?
Oui et non. Sur les réseaux sociaux, j’ai l’habitude d’essayer de faire rire les gens en un minimum de temps. Et puis c’est un peu ça aussi le stand-up, il ne faut pas trop de bla bla entre deux blagues, pour maintenir le rythme du spectacle. Mais ce que j’aime dans cet exercice de trois minutes, c’est que ça peut aussi être l’espace qu’il faut pour trois bonnes blagues, dont une qu’on va un peu étirer. Cette temporalité permet de faire un peu ’la crème de la crème’.
Par ailleurs, sur l’aspect « interaction », je le vois un peu comme du bonus dans mon spectacle. Parfois, ça ne prend pas et ce n’est pas grave. Moi, je sais faire mon spectacle, jouer, sans interaction. Là, ce sera la même chose avec les gens autour de la table. S’il se passe quelque chose, je saurai très bien rebondir, et s’il ne se passe rien, pas grave. C’est un truc qui ne me fait pas du tout peur.
Où est la difficulté alors pour vous ?
Ce qui est sûr, c’est que c’est challengeant. À la radio, il y a vraiment ce côté ’ça passe ou ça casse’, soit tu fais rire, soit tu ne fais pas rire’. Mais moi, ça m’excite un peu de me dire je que vais essayer de faire marrer des gens qui ne me connaissent pas du tout, ne m’ont pas ’choisie’ contrairement aux gens qui viennent me voir sur scène, ne me ’suivent pas’ forcément sur les réseaux sociaux. Des gens qui en plus, ne vont pas voir ma tête et seront en train de faire autre chose en même temps.
Vous avez peur du bide ?
Non. Enfin une fois, j’ai fait une chronique à la télé, j’en ai fait deux dans la même émission. La première, j’ai tout cassé. Et la deuxième c’était objectivement moins bien, parcequ’une femme m’avait fait une réflexion sur mon décolleté juste avant que j’entre en plateau. Je n’ai pensé qu’à ça tout du long c’était affreux. Et c’est vrai que je l’avais un peu mal vécu. Donc, oui, en fait, je crois que j’ai un peu peur. Je n’y avais pas pensé ; j’avoue.
Et après cette semaine de résidence sur France Inter ?
Cette opportunité, je la saisis parce qu’elle me rend heureuse, mais je fais aucun plan sur la comète. Si ça se trouve, je vais crocheter sur l’exercice et peut-être que quelqu’un là-bas va se dire’Ah, elle a grave du potentiel’. Peut-être pas. Je ne projette rien en me disant ’Peut-être que je vais devenir animatrice radio’, parce que dans l’absolu peut-être que dans un an je serai YouTubeuse, ou que j’écrirai des pièces de théâtre, ou un 2e spectacle. Je n’en sais rien. Ce que je sais en revanche, c’est que je veux m’amuser.
L’autre chose qui est sûre, c’est que Blandine Lehout sera à la rentrée de retour sur scène, en tournée dans toute la France et notamment au théâtre des Mathurins trois soirs par semaine à partir du 25 septembre.