Le dirigeant travailliste, qui vit ses dernières heures en tant que Premier ministre du Royaume-Uni, pourrait bientôt faire des millions d’heureux en Angleterre.
Le dirigeant travailliste, qui vit ses dernières heures en tant que Premier ministre du Royaume-Uni, pourrait bientôt faire des millions d’heureux en Angleterre.

ALASTAIR GRANT / AFP
Keir Starmer (à gauche) et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre (à droite), ici avant une réunion à l’ambassade britannique en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 7 juillet 2026.
Un jour férié en Angleterre en cas de victoire finale de la sélection au Mondial ? C’est tout sauf une blague, alors que les supporters anglais attendent depuis maintenant soixante ans d’être à nouveau champions du monde de football, eux qui n’ont connu qu’une fois la consécration suprême, à domicile en 1966.
Le Premier ministre démissionnaire Keir Starmer, qui a prévu de se rendre aux États-Unis pour la finale du 19 juillet si l’Angleterre s’y qualifie, sera sur le point de quitter ses fonctions au moment de l’éventuel sacre des coéquipiers d’Harry Kane. Ce serait alors à son successeur pressenti, Andy Burnham, qui devrait entrer à Downing Street le 20, d’accueillir la sélection à son retour au pays.
En attendant, Keir Starmer a déclaré que « concernant la question d’un jour férié, je préfère ne pas porter la poisse, mais reposez-moi la question si nous atteignons la finale », rapporte la BBC. Ces mots du Premier ministre ne tiendraient pas de la boutade puisque des sources proches de Downing Street ont indiqué au Guardian qu’il annoncerait effectivement un jour de congé si l’Angleterre venait à remporter une seconde fois la Coupe du monde. Le jour choisi serait très probablement le 24 juillet.
Cette date permettrait en effet à l’équipe de Thomas Tuchel de revenir de la finale - qui se jouera donc dimanche prochain à New York - et à la Fédération anglaise de football de disposer de quelques jours pour organiser un défilé en bus à impériale dans le centre de Londres.
Reste néanmoins un point non négligeable à résoudre avant cela : l’Angleterre a encore trois matches à gagner pour soulever le trophée dans dix jours, à commencer par la Norvège ce samedi en quart de finale. Ce, avant une demie potentielle contre l’Argentine ou la Suisse et une finale contre les équipes engagées dans la partie de tableau de la France (les Bleus donc, en plus du Maroc, de l’Espagne et de la Belgique).
Keir Starmer a par ailleurs révélé avoir reçu de nombreuses demandes lui demandant d’intervenir auprès de la Fifa - comme l’a fait Donald Trump pour l’attaquant américain Folarin Balogun - afin d’annuler le carton rouge reçu par le défenseur anglais Jarell Quansah lors du 8e de finale contre le Mexique. Mais il a refusé de s’abaisser à le faire.
Le Premier ministre britannique est toutefois intervenu par voie diplomatique pour s’opposer à la décision de la Fifa d’avancer la rencontre face au Mexique, craignant que ce changement ne donne un avantage au pays hôte. Les joueurs anglais auraient en effet eu moins d’heures pour s’acclimater à l’altitude de Mexico (2 240 mètres). Le match a finalement bien eu lieu à l’heure prévue. Avec succès pour les Three Lions.